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Prix de l'immobilier à Montréal en 2021 : hausse additionnelle de 15 à 20 % à prévoir

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Prix de l'immobilier à Montréal en 2021 : hausse additionnelle de 15 à 20 % à prévoir
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Prix de l'immobilier à Montréal en 2021 :
hausse additionnelle de 15 à 20 % à prévoir

Si vous avez préféré repousser un achat de maison ou de condo à Montréal en raison des prix, les prévisions de la Société canadienne d'hypothèques et de logement vont vous décevoir. En effet, dans son rapport fourni « Perspectives du marché de l'habitation » publié il y a quelques jours, la SCHL anticipe une hausse de 15 à 20 % du prix de l'immobilier à Montréal d'ici la fin 2021. Et ce en plus de l'augmentation de 25 % déjà enregistrée durant le premier tiers de l'année !

L'immobilier est cher à Montréal ? Ce n'est pas fini

Avant la pandémie de coronavirus, les prix de l'immobilier dans le Grand Montréal progressaient annuellement de 5 à 6 %. Ce qui n'est pas rien. L'année dernière, et contrairement aux prévisions initiales des experts, les tarifs ont bondi de 15 %. Entre janvier et avril, la hausse des prix a même accéléré pour atteindre 25 % en 4 mois seulement. Et selon la SCHL, il faut anticiper de 15 à 20 % d'augmentation additionnelle dans les mois à venir.

Tout ceci ne sera évidemment pas sans conséquence. La cherté de l'immobilier devrait conduire à une baisse des transactions conclues. Ce sera notamment le cas sur le secteur des maisons individuelles, qui représentent le type de bien le plus demandé dans la région de Montréal. En effet, la structure de marché favorise clairement les vendeurs. Il y a très peu de mises en vente. Si l'offre ne satisfait pas la demande, les tarifs ne peuvent que grimper. Surtout lorsque les revenus des ménages les plus aisés n'ont pas été impactés par la pandémie.

Une tendance qui ne pourra pas durer éternellement

Cependant, la hausse des prix finira tôt ou tard par atteindre ses limites. L'augmentation des taux hypothécaires devrait contribuer à y mettre un terme. Elle n'est pas non plus généralisée. Par exemple, la pression est plus faible dans le centre-ville de Montréal, un secteur déserté en raison du recours grandissant au télétravail. De plus, les candidats acquéreurs s'adaptent en se focalisant sur les marchés les plus abordables de la banlieue de Montréal.

Des volumes de construction record qui n'impactent pas les prix

L'augmentation des prix a bien entendu encouragé les promoteurs immobiliers montréalais à se mettre au travail. Cependant, malgré des mises en chantier records, on voit très peu d'impact sur les prix à la revente. Cela s'explique simplement par le fait que la plupart de ces nouveaux logements sont destinés à être loués, selon M. Cortellino, qui a accordé un entretien au Devoir.

Doit-on en conclure que les loyers seront moins concernés par cette flambée des prix ? Non, car de nombreux candidats acheteurs, échaudés par les prix de l'immobilier, reportent leur achat. Ce qui signifie le plus souvent prolonger leur location. De plus, avec la reprise de l'immigration, la pression sur la demande locative devrait s'intensifier.


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