Les taux d’intérêts ont augmenté à deux reprises en moins de 2 mois.

Certains emprunteurs sont nerveux, la dernière fois que la banque du Canada avait relevé son taux directeur, c’était en Septembre 2000, il y a 7 ans.

Une économiste du Mouvement Desjardins a prédit une possibilité de série de hausses qui pourrait amener le taux directeur à 3%. Les avis divergent de parts et d’autres mais, tout est possible.

Il faut revenir à avril 2008, lorsque les premiers signes de la crise financière apparaissent, pour retrouver un taux directeur de 3%. Les choses peuvent aller vite, huit mois auparavant, le taux de la Banque du Canada affichait 4,75%.

Aujourd’hui, l’économie canadienne affiche une mine étonnante. Le chômage est au plus bas, le PIB connaît une croissance importante. Mais l’empressement de la banque centrale à resserrer dernièrement les conditions de crédit est un signal plus fort encore: on semble au début d’une phase ascendante qui nous mènera on ne sait où, bien que la moindre crise pourrait facilement l’interrompre.

Les banques n’ont pas tardé à s’ajuster en remontant leur taux préférentiel, à 3,2%. Le taux préférentiel constitue la base sur laquelle les prêteurs établissent le taux variable consenti à leur client hypothécaire (ex: on peut vous accorder le taux préférentiel, moins 0,5%). Les variations du taux préférentiel se répercutent plus ou moins rapidement sur les hypothèques à taux variable. L’effet est immédiat sur les marges de crédit hypothécaire.

Pour chaque tranche de 100 000 dollars d’hypothèque, une hausse de 0,25% représente un coût mensuel supplémentaire de 12 $. Depuis juillet, les coûts d’intérêt ont donc monté de 24$ par mois. Un ménage dont le solde hypothécaire s’élève à 250 000 dollars a donc vu ses frais augmenter de 60 dollars.

Alors si les hausses vous inquiètent, sachez que des solutions existent, et que vous pouvez sécuriser votre taux hypothécaire pour plusieurs années.