vue de Montréal

Malgré des prix à la hausse, la vigueur du marché de l’immobilier ne tarit pas dans la région de Montréal, au contraire. Durant le mois d’avril 2018, le nombre de transactions a augmenté de 10 % par rapport au même mois de l’année dernière, selon les statistiques de la CIGM (chambre immobilière du Grand Montréal).

La vigueur de l’économie québécoise se ressent sur le marché immobilier à Montréal

On pouvait quelque peu s’attendre à cette bonne santé affichée par le marché immobilier montréalais en vertu de la solide performance économique enregistrée récemment par le Québec. Aussi bien au niveau de l’emploi, que des investissements, les chiffres récemment publiés en la matière sont positifs. Et, Montréal faisant encore mieux que la moyenne, son marché immobilier a été dopé en avril.

Pour le 4e mois de l’année, l’année 2018 a enregistré le plus grand nombre de transactions mensuelles depuis 8 ans. C’est surtout la Rive-Sud qui a tiré le marché à la hausse, avec + 15 % de transactions le mois dernier. La banlieue nord a, quant à elle, enregistré une croissance de 12 %, contre 6 % pour Montréal même. Les professionnels avancent comme hypothèse de ces différentiels un réajustement de la demande à l’offre.

Hausse de la demande immobilière montréalaise : quid de l’impact sur les prix ?

Augmentation de la demande signifie, selon la règle économique simple qui régit l’offre et la demande, que les prix doivent être en hausse. A-t-on pour autant assisté à un bond de 10 % du prix de l’immobilier à Montréal ? Non. S’il faut augmenter son crédit hypothécaire pour acheter une maison ou un condo dans le Grand Montréal, la hausse des prix a été moins abrupte en avril. Les maisons ont affiché des augmentations d’environ 4 %, pour les condos d’environ 2 %. Il s’agit donc d’un environnement qui bénéficie plutôt aux vendeurs.

Des aides pour encourager l’accès à la propriété à Montréal

Si les vendeurs se frottent les mains, les dynamiques du marché immobilier à Montréal peuvent devenir un problème pour les candidats acquéreurs. Cette hausse des prix signifie de plus grandes difficultés pour obtenir un prêt hypothécaire alors que les règles sont de plus en plus sévères. Ces règles fédérales visent particulièrement les marchés affichant des signes de bulle, comme Toronto, mais elles impactent aussi tout le Canada. Jusqu’à présent le marché montréalais n’a pas été vraiment touché. Mais, le gouvernement du Québec n’a pas attendu un éventuel ralentissement immobilier, pour venir en aide aux contribuables souhaitant acheter leur premier logement : un crédit d’impôt de 750 $ est disponible pour ces acheteurs, une aide qui cumulable avec le dispositif fédéral arrive à un montant de 626 $.

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