Voici comment utiliser la technique de mise à part de l’argent (MAPA) pour diminuer votre charge d’impôt légalement. 

MAPA?: de quoi s’agit-il?

Les travailleurs autonomes, les propriétaires d’un immeuble et les responsables d’entreprise non incorporée peuvent recourir à la technique de mise à part de l’argent pour réduire leur charge d’impôt. Découvrez les principes de la MAPA, ainsi que la marche à suivre, pour en profiter et verser moins d’argent au fisc en toute légalité.

Comment maîtriser la technique de mise à part de l’argent (MAPA) ?

Parmi les outils d’optimisation fiscale à la disposition des Canadiens, il y a la MAPA, acronyme de technique de mise à part de l’argent. De quoi s’agit-il, comment l’utiliser ? Tout ce qu’il faut savoir sur cette technique de stratégie fiscale se trouve ci-dessous.

MAPA : de quoi s’agit-il ?

En effet, c’est une méthode légale qui vous permet de faire baisser vos impôts. En réalité, elle consiste à convertir les prêts personnels en dépenses d’affaires. Pourquoi est-ce intéressant ? Parce que les intérêts des prêts personnels ne sont pas déductibles des revenus imposables alors que les intérêts des dépenses d’affaires le sont. Enfin, la légalité de cette technique est reconnue depuis 2002 par l’ARC (Agence du Revenu du Canada). Vous pouvez donc l’employer en toute quiétude.

MAPA : pour qui ?

La MAPA s’adresse à vous, travailleurs à leur propre compte ou propriétaires. Pour en profiter, il faut soit :

· Diriger une entreprise non incorporée ;

· être un travailleur autonome non incorporé ;

· être le propriétaire d’un immeuble locatif faisant l’objet de dépenses d’affaires.

Le principe de la technique de mise à part de l’argent.

Lorsque vous utilisez la technique de mise à part de l’argent, vous utilisez vos revenus locatifs ou d’affaires pour régler vos prêts personnels et vos dépenses privées. De plus, les dépenses d’affaires sont quant à elles financées par un emprunt. Voici, concrètement, comment effectuer la conversion.

La MAPA illustrée par un exemple concret

Monsieur Dubois est un travailleur autonome dont les revenus annuels bruts avant dépenses s’élèvent à 100.000 $. Et, ses dépenses d’affaires annuelles s’élèvent à 50.000 $ tandis qu’il subsiste une hypothèque de 100.000 $ sur sa maison.

Alors, sans MAPA, Monsieur Dubois n’est pas autorisé à déduire les intérêts qu’il paye sur son prêt immobilier. Après avoir mis en place cette technique, Monsieur Dubois emprunte pour couvrir ses dépenses d’affaires de 50.000 $. Ainsi, il peut déduire les intérêts payés sur ce prêt. Mais, les intérêts sur le reliquat de son crédit hypothécaire de 50.000 $ ne peuvent être déduits. Durant la seconde année, Monsieur Dubois peut désormais déduire les intérêts payés sur son crédit de 100.000 $ pour couvrir ses dépenses d’affaires tandis que le prêt hypothécaire n’est plus vu qu’il a été intégralement remboursé avec les revenus annuels bruts.

Que s’est-il passé ?
En 24 mois, Monsieur Dubois a converti son prêt hypothécaire et ses intérêts non déductibles en crédit professionnel dont les intérêts sont, eux, bien déductibles.

Par conséquent, la marche à suivre est simple : il vous suffit d’ouvrir deux comptes distincts, l’un pour les revenus et l’autre pour les dépenses. Dès lors, tous vos revenus ont pris la direction du compte bancaire « revenus », qui a servi à rembourser le prêt hypothécaire. Cependant, votre compte « dépenses », qui a été alimenté par votre prêt professionnel, a servi à payer les dépenses d’affaires.

Pour en savoir plus sur cette méthode et si votre prêt hypothécaire, contactez-nous. Nous saurons répondre à toutes vos questions et traiter vos dossier les plus délicats.