blogue Hypotheques.ca

PARCE QUE L'INFO C'EST BIEN.

Voir 0 articles
sur 0 .
highlight
Effacer

Catégories

filtrer par
Tag
close icon
Achat d'une maison
16/5/2022
Acheter une Maison Sans Mise de Fond

Comment Acheter une Maison Sans Mise de Fonds ? 

Vous songez à effectuer un projet d’investissement au Québec mais vous souhaitez l’effectuer sans mise de fond ? 

Tout prêteur hypothécaire au Canada comme au Québec, exige une mise de fond d’un minimum de 5% du prix de vente de la maison que vous souhaitez acheter. 

Vous pouvez donc vous demander : comment effectuer l’acquisition d’une maison sans mise de fonds ? 

Plusieurs solutions existent pour acheter une maison sans mise de fond et nos courtiers hypothécaires sont là pour vous fournir de précieux conseils ! 

Solution 1 : Financer sa mise de fond avec les programmes municipaux 

Il existe de nombreux programmes municipaux mis en place au Québec pour financer l’acquisition d’une maison sans mise de fond. L’objectif de ces programmes est d’attirer de nouveaux contribuables. 

Par exemple, le programme Accès Famille mis en place par la ville de Québec offre une aide financière sous forme de prêts à hauteur de 5,5% du prix d’achat. 

Un autre exemple, la ville de Montréal met en place un programme d’appui à l’acquisition résidentielle permettant aux individus d’obtenir une aide financière pour toute acquisition immobilière. Selon votre situation, en utilisant ce programme, vous pourriez bénéficier d’un montant forfaitaire pour l’acquisition de votre nouvelle demeure ainsi que d’un remboursement de la taxe de bienvenue. Afin d’être éligible à ce programme, il faut être un nouveau propriétaire, à savoir ne pas avoir été propriétaire d’un bien immobilier au courant des 5 dernières années au Québec, à l’exception d’un chalet. 

Solution 2 : Bénéficier du RAP 

Vous pouvez réunir la somme de la mise de fonds en utilisant les sommes disponibles sur votre compte de Régime enregistré d’épargne-retraite (REER). 

Cette solution vous permet de retirer jusqu’à 35.000 CAD par personne afin d’utiliser cette somme pour votre mise de fond. Toutefois, si vous optez pour ce type de financement, vous disposez d’un délai de 15 ans pour rembourser le montant retiré. 

Gardez à l’esprit que pour utiliser le REER en tant que moyen de financement de votre mise de fond, la somme nécessaire doit se trouver sur le compte depuis au moins 90 jours. 

Solution 3 : Contracter un prêt REER afin d’accéder au RAP 

Si vous ne disposez pas de la somme nécessaire sur votre compte REER, il est possible de contracter un prêt REER afin d’accéder au RAP. 

Il faut tout de même faire attention d’avoir la confirmation auprès de votre banque qui vous octroie le prêt hypothécaire que celle-ci accepte que vous retiriez la somme nécessaire de ce prêt REER avant de l’avoir complètement remboursé. 

Assurez-vous que l’octroie d’un prêt REER n’affecte pas davantage votre situation financière (en plus du financement hypothécaire et des autres factures découlant de votre maison). 

Un autre avantage de ce prêt REER est qu’il peut avoir un impact sur votre salaire imposable. 

Solution 4 : Recevoir du Love Money 

Le terme de “Love Money” doit être entendu comme une donation accordée par un membre de votre famille ou d’amis. 

Le versement de “Love Money” est sans intérêt, non remboursable et la plupart des institutions financières l’acceptent en tant que mise de fonds. 

Cette méthode est utilisée moins fréquemment car les individus sont davantage hésitants à demander de l’argent à leurs proches en vue de l’utiliser en tant que paiement pour leur investissement immobilier. 

Solution 5 : Acheter à plusieurs 

Si vous avez pour projet d’acquérir un bien immobilier à plusieurs, alors seul un acheteur peut verser la mise de fond. 

C’est le cas par exemple de conjoints qui décident ensemble d’investir dans un bien immobilier. 

Dans ce cas de figure, le premier conjoint avance la somme pour la mise de fond au second. Le second conjoint s’engage donc à rembourser sa part en versement égale ou inégale en fonction de son revenu à son conjoint. 

Solution 6 : Utiliser l’hypothèque d’un proche en garantie 

Une autre méthode où vous pouvez demander de l’aide à un proche est le fait d’obtenir le montant pour votre mise de fonds en utilisant l’hypothèque ou la maison d’un membre de votre famille ou d’un ami. 

Marie souhaite investir dans son premier condo mais ne dispose pas de la somme suffisante de mise de fond. Toutefois, Marie est au courant que son oncle Pierre dispose actuellement d’une hypothèque. Marie peut donc demander à son oncle de se greffer à cette hypothèque afin de financer la mise de fonds pour l’acquisition de son premier condo. 

Solution 7 : Mettre en place une stratégie d’épargne 

Avec l’aide de votre planificateur financier, vous pouvez établir une stratégie d’épargne pour vos projets d’achat au Québec. Ensemble, vous allez déterminer les meilleurs moyens pour économiser votre argent en vue d’effectuer le paiement de votre maison. 

Le planificateur financier sera en mesure de vous conseiller sur le fonctionnement du REER donnant accès au RAP ainsi que sur le CÉLI qui peut être une autre méthode d’épargne intéressante à explorer. 

Solution 8 : La location avec option d’achat

Si vous ne disposez pas ni d’un dossier de crédit ni d’une carte de crédit ou que votre dossier de crédit se trouve en mauvaise santé, il est possible d’obtenir la possession du bien en effectuant une location avec option d’achat. 

Ce mécanisme vous permet de prendre possession en versant chaque mois un loyer duquel un certain pourcentage est prélevé pour contribuer à l’acquisition de votre demeure au terme du contrat de location avec option d’achat. 

Il sera important pour vous de déterminer la durée du bail, les conditions de location, l’échéance de l’option d’achat, le prix de vente et les frais qui s’appliqueront.

Solution 9 : Obtenir un prêt ou se servir de sa marge de crédit personnelle 

Vous pouvez également utiliser un prêt personnel ou une marge de crédit personnelle pour effectuer votre mise de fond. 

Le risque de ce type de financement est que ce ne sont pas toutes les banques qui l’acceptent. Nous vous recommandons de vous tourner vers un courtier hypothécaire pour vous aider dans cette démarche d’approbation. 

Une fois votre demande acceptée, il vous faudra tout de même présenter un bon dossier de crédit. 

Que choisir entre les deux techniques ? 

D’un côté, le prêt personnel présente comme avantage un remboursement plus flexible accompagné d’un taux d’intérêt plus faible. Tandis que, la marge de crédit personnelle exige un versement égal avec un taux d’intérêt plus élevé. 

Solution 10 : Refinancer l’une de vos propriétés 

Si vous êtes déjà propriétaire d’une maison mise en hypothèque, alors il est possible de se servir de votre première maison pour financer l’acquisition de votre deuxième propriété. 

Votre premier bien servira de garantie collatérale dans le but d’obtenir la propriété de votre deuxième bien. 

Solution 11 : Acheter la maison d’un proche parent 

La dernière solution que nous vous proposons est d’acquérir la maison d’un proche parent. 

En effet, cette solution présente de nombreux avantages, notamment le fait d’acheter la maison à un prix réduit. Ainsi, le fait de céder à son enfant ou à son parent une propriété à un prix réduit permettra, aux yeux des banques, de considérer cette réduction de prix comme un don et comme une alternative à la mise de fond. 

En plus du fait que vous obtenez la possession de la maison sans mise de fond, cette technique vous permettra d’être exonéré de la taxe de mutation (taxe de bienvenue). 

Si vous souhaitez obtenir des informations pour l’Achat d’une Maison Sans Mise de Fond n'hésitez pas à nous contacter afin de connaître nos services et nos prestations. Nous espérons pouvoir faire affaire avec vous afin de vous accompagner dans l’achat de votre nouvelle propriété ! 

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Achat d'une maison
3/5/2022
Mise de Fonds Terrain

Vous envisagez d'acheter un terrain pour construire au lieu de procéder à l’achat d’une maison existante. De quelle mise de fonds devrez vous disposer, et quels sont les moyens d'obtenir la mise de fonds ? Découvrez les possibilités

Mise de fond minimum pour l'achat d'un terrain

Peut-on obtenir un prêt hypothécaire pour un terrain ?

Vous envisagez l’achat d’une maison au Québec, malheureusement votre courtier immobilier ne vous à pas déniché la maison qui correspond à vos attentes ?

Une alternative serait de construire une maison, cependant pour être en mesure de le faire, vous envisagez d'acheter un terrain pour construire au lieu de procéder à l’achat d’une maison existante… mais comment obtenir la mise de fond pour l’achat d’un terrain ?

Quel devra être votre budget total et la somme dont vous devrez disposer pour couvrir la mise de fonds pour l'achat d'un terrain et les frais liés ?

De quelle somme d'argent devez-vous disposer, et d'où devra provenir cette mise de fonds pour l'achat du terrain ?

Il existe des solutions pour obtenir un prêt hypothécaire en vue de l’achat d’un terrain.
En règle générale vous devrez disposer de 20% de mise de fonds pour obtenir un prêt hypothécaire.

Quelles sont les mises de fonds acceptées pour un terrain :

La mise de fonds pour l'achat d'un terrain peut provenir 

  • D’un prêt personnel
  • De votre marge de crédit
  • Par le biais d’un don familial (famille proche)
  • Par une Garantie collatérale
  • De régime d’accession à la propriété avec le RAP ou avec  le CELIAPP
  • D’un retour d'impôts suite à une cotisation REER

Une assurance prêt hypothécaire n’est pas requise puisque votre mise de fonds est de 20% du prix d’achat. 

Généralement les prêts pour l'achat d'un terrain s'amortissent sur une durée de 15 ans.

Comment financer les coûts de construction ? 

Vous songez à acheter un terrain non aménagé dans l’optique d’y réaliser l’auto-construction de votre maison, mais vous vous demandez comment obtenir le prêt hypothécaire, et si vos finances vous permettent d’obtenir le financement hypothécaire ?

Il existe plusieurs types de financements proposés par les banques au Canada pour les coûts de construction dans le cadre d’Achat de terrain, la première option consiste à faire financer le terrain, ou dans le cas d’un achat comptant, il est possible de se servir plus tard de la valeur du terrain comme mise de fonds pour la construction de la maison.

Les différents types de prêts pour acheter un terrain 

Les différents types de financement pour l’achat d’un terrain sont : les prêts hypothécaires, les prêts de construction, le prêt personnel, la marge de crédit personnelle, la marge de crédit sur la valeur domiciliaire (LDCVD), la garantie collatérale, et enfin le financement par le vendeur. 

Les prêts fonciers 

Si vous songez à utiliser un prêt foncier pour l’achat de votre terrain, vous devez garder à l’esprit qu’il s’agit de prêts plus risqués que les prêts hypothécaires résidentiels classiques.

En effet, lorsque l’emprunteur fait défaut, le prêteur se trouve alors en difficulté de trouver des acheteurs, notamment si le terrain vacant n’a pas été développé. 

Dû à ce risque, les emprunteurs sont assujettis au versement d’une mise de fonds plus conséquente suivie d’un taux d’intérêt plus important. 

Nous vous conseillons donc de vous adresser à un de nos courtiers hypothécaires afin d’avoir des conseils sur l’obtention de votre prêt foncier pour l’obtention de la mise de fond et l’achat d’un terrain. 

Les prêts de construction 

L’hypothèque de construction est le type de financement idéal si vous songez à faire construire votre maison sur le terrain que vous souhaitez acheter.

Cette méthode vous permet d’emprunter le montant du prix d’achat étapes par étapes. Ce prêt couvre ainsi le coût du terrain mais également le coût de construction de votre maison. 

Lorsque vous décidez de contracter un prêt de construction pour votre terrain, vous payez les intérêts uniquement pendant la construction, il sera alors plus facile d'établir un budget en fonction de vos revenus, puisque dans la majeure partie des cas vous devrez continuer à payer votre loyer pendant la durée de la construction.

La LDCVD et prêts sur la valeur domiciliaire 

La Ligne de crédit sur la valeur domiciliaire (LDCVD) et les prêts sur la valeur domiciliaire sont d’autres moyens de financement utilisés pour l’achat d’un terrain. 

La LDCVD est une ligne de crédit renouvelable vous permettant d’utiliser ce crédit comme bon vous semble et d’en retrouver accès une fois votre solde remboursé.

Quant aux prêts sur la valeur domiciliaire, il s’agit ici d’un financement plaçant votre maison en garantie. Ce prêt fonctionne comme un prêt classique, à savoir avec un paiement d’intérêts et un versement des paiements provisionnels. 

 La garantie collatérale

Cette option permet de se servir de l’équité disponible d’une propriété en vue de donner une garantie collatérale qui pourra remplacer la mise de fonds pour l’achat d’un terrain pour pour la mise de fonds d’un projet de construction.

La garantie collaterale


Une garantie collatérale est une manière de sortir de l'argent d"un immeuble ou d'un bien immobilier en utilisant l'équité (La différence entre 80% de la valeur marchande et le solde hypothécaire), a titre d'exemple, une propriété d'une valeur de 500 000 $, dont le montant du solde hypothécaire est de 200 000 $ permettrait une garantie collatérale de 200 000 $ (80% de 500 000 $ = 400 000 $ - Solde Hypothécaire restant de 200 000 $)
Ainsi il serait possible d'utiliser une garantie collatérale comme mise de fonds pour l'achat d'un terrain, ou encore comme mise de fonds pour une construction.
Les garanties collatérales ne sont pas offertes avec toutes les banques ou prêteurs

Le financement par le vendeur 

Vous rencontrez des difficultés avec vos finances ou à trouver un prêt foncier pour l’achat d’un terrain ?
Vous pouvez envisager d'obtenir votre financement en faisant appel à votre vendeur ! Effectivement, le financement par le vendeur est une autre méthode utilisée permettant à votre vendeur de vous prêter le montant du prix d’achat en vue d'acquérir son terrain, cependant les taux d'intérêts sont souvent élevés.

Ainsi, le vendeur devient votre prêteur à qui vous payez des intérêts régulièrement. 

Comment obtenir la mise de fond pour l’achat d’un terrain ? 

Afin d’acheter un terrain, vous devez effectuer une mise de fond. Cette mise de fond terrain peut provenir de vos propres économies, en utilisant vos régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER), en se faisant aider par vos proches ou en empruntant la somme auprès d’institutions financières. 

Utilisation de votre propre argent 

La méthode la plus courante est d’utiliser vos économies provenant de votre compte courant ou de vos placements afin de financer votre mise de fonds pour l’achat d’un terrain. 

Participation au RAP 

Au Canada, il est également possible de réaliser cette mise de fond terrain en utilisant le régime d’accession à la propriété (RAP) vous permettant de retirer jusqu’à 35.000 CAD de vos régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER). Si vous optez pour ce type de financement, vous disposez d’un délai de 15 ans pour effectuer le remboursement du montant retiré vous ne devez pas être déjà propriétaire, dans le cas contraire vous aurez à payer des impôts pour le retrait de vos REER.

Le montant que vous retirez de vos régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER) doit servir au financement de l’achat de votre propriété principale et non secondaire. 

Gardez en tête que le montant accumulé dans votre REER est exempté d'impôt, mais les retraits sont imposables. 

Se faire aider par ses proches 

Le montant de la mise de fond terrain peut également provenir d'un don familial.

Vos proches peuvent vous donner le montant nécessaire pour la mise de fond terrain mais ils peuvent aussi mettre leur propre maison en garantie pour vous permettre d’obtenir un prêt hypothécaire plus intéressant.

Emprunter la mise de fonds 

Une autre solution est de tenter d’obtenir un prêt personnel auprès d’une banque en vue d’amasser la somme pour la mise de fonds. Toutefois, vous pouvez faire face à des refus car tout l’intérêt de l’exigence de la mise de fonds du terrain repose à démontrer que vous disposez de ressources financières suffisantes pour vous investir dans un projet d’achat.

Vous n'avez pas la mise de fonds pour l'achat d'un terrain ? 

Si vous souhaitez obtenir des informations pour effectuer le calcul de la somme nécessaire à la mise de fonds pour l'achat d'un terrain.
N'hésitez pas à nous contacter afin de connaître nos services et nos prestations.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Achat d'une maison
21/4/2022
Quelle mise de fonds minimum pour un duplex, triplex ou quadruplex ?

La mise de fonds est l'un des sujets sensibles de tout achat immobilier. Combien de fonds propres la banque va-t-elle exiger pour accorder le prêt hypothécaire ? Aujourd'hui, nous allons voir quelle est la mise de fonds minimum pour un Duplex, Triplex ou Quadruplex.

La mise de fonds est l'un des sujets sensibles de tout achat immobilier. Combien de fonds propres la banque va-t-elle exiger pour accorder le prêt hypothécaire ? Aujourd'hui, nous allons voir quelle est la mise de fonds minimum pour un duplex, triplex ou quadruplex. Car, en effet, il y a des différences en fonction du nombre d'unités locatives du bâtiment. Mais aussi si on a l'intention de l'occuper ou pas.

Quelle mise de fonds pour un duplex

Pour un duplex, la mise de fonds minimum est de seulement 5 %. C'est l'un des grands avantages du duplex par rapport au triplex ou quadruplex. À vrai dire, la mise de fonds d'un duplex est exactement la même que celle d'un condo ou d'une maison particulière.

Cependant, pour profiter de cette mise de fonds minimale, il y a 2 conditions à remplir :

  • Vous devez habiter une unité (propriétaire occupant)
  • Vous devez prendre une assurance hypothécaire

Vous n'avez pas envie de supporter les frais qu'engendre une assurance hypothécaire SCHL ou autre ? Dans ce cas, vous devrez débourser une mise de fonds de 20 %.

Quelle mise de fonds minimum pour un triplex

Comme avec le duplex, la mise de fonds minimum pour un triplex est déterminée par le critère propriétaire occupant. Si vous habitez l'immeuble et que vous prenez une assurance, la banque vous demandera une mise de fonds minimum de 10 % pour votre triplex. Sinon, le tarif standard de 20 % de mise de fonds sera exigé.

Quelle mise de fonds minimum pour un quadruplex

Si vous êtes encore plus ambitieux que vous lorgniez sur un quadruplex, il n'y a pas de changement par rapport au cas précédent. La mise de fonds minimum pour un quadruplex est en effet de 10 %. Ce seuil est à nouveau conditionné par la souscription d'une assurance hypothécaire. Et si vous préférez vous en passer, c'est à nouveau 20 % de mise de fonds que vous devrez avancer pour l'achat de votre quadruplex.

Mise de fonds propriétaire occupant duplex, triplex ou quadruplex : pourquoi cela change la donne ?

Lorsque vous vous êtes propriétaire occupant d'un duplex, triplex ou quadruplex, l'institution financière vous demandera une mise de fonds inférieure. Pourquoi ? Vu que vous occupez un logement, vous avez moins de chance d'avoir un appartement non loué.

Mise de fonds minimale duplex, triplex ou quadruplex : un chiffre théorique

Veuillez noter que dans certains scénarios, la banque peut exiger une mise de fonds supérieure aux chiffres indiqués ci-dessus. Par exemple pour la mise de fonds de 5 % à l'achat d'un duplex. Pourquoi ? Car les institutions prêteuses ont pour règle de ne jamais prêter plus de 95 % de la valeur d'un bien immobilier.

Or, il peut y avoir une différence entre valeur d'un duplex ou triplex et prix payé. Dans certains cas, la banque peut commanditer une évaluation du prix de l'immeuble que vous souhaitez acquérir. Si son estimation est inférieure au prix que vous allez payer, on vous demandera d'avancer plus d'argent vu qu'une banque ne prête jamais plus de 95 % de la valeur d'un bien. Prenons un exemple pour simplifier l'explication :

Vous souhaitez acheter un duplex à 400.000 $. Vous prenez une assurance hypothécaire et vous allez l'occuper afin de pouvoir vous limiter à une mise de fonds de 5 %. Vous devez donc théoriquement avancer 20.000 $. Cependant, la banque a fait estimer le duplex. L'évaluation donne un prix de 390.000 $. 95 % de 390.000 = 370.500 $. Votre mise de fonds sera donc de 400.000 – 370.500 $ = 29.500 $.

Il peut arriver que vous payiez moins cher que la valeur réelle. Mais cela ne fera pas baisser votre mise de fonds. Dans ce cas, la banque conserve le prix payé en tant que base de calcul pour la règle des 95 %.

Et pour le multi logement ?

Pour les immeubles locatifs de 5 appartements et plus, on entre dans la catégorie du multilogement. C'est important, car il y a des modifications fondamentales de règles par rapport aux duplex, triplex et quadruplex.

En effet, en cas de financement hypothécaire d'un multilogement le statut de propriétaire occupant ne confère plus d'avantage. Que vous habitiez ou pas l'immeuble, la mise de fonds minimale exigée sera de 15 % en cas d'assurance hypothécaire. Et si le crédit hypothécaire multilogement n'est pas assuré, la mise de fonds sera de 25%.

Veuillez également noter qu'en cas de crédit assuré, vous devrez tout de même justifier d'un patrimoine s'élevant à 25% minimum (investissements financiers, immobiliers, mise de fonds, etc.) du prix du multi logement.

L'institution prêteuse peut également procéder à une évaluation de l'immeuble locatif susceptible de modifier les chiffres standards cités ci-dessus.

Besoin de conseils pour un crédit hypothécaire pour l'Achat d'un duplex, triplex, quadruplex ou multilogement ?

En tant que courtier hypothécaire à Montréal, nous disposons d'une riche expérience dans le domaine du crédit hypothécaire duplex, triplex, quadruplex et multilogement. Contactez-nous pour une demande de renseignements, ou une proposition. Nous vous accompagnerons tout au long de votre démarche en trouvant la meilleure solution pour vos projets immobiliers.

Vous n'Avez pas la mise de fonds pour l'achat d'un Plex, et vous pensez à acheter une Maison ou un Condo ?

Si vous souhaitez obtenir des informations pour la Mise de Fonds pour l'achat d'une Maison ou la Mise de fonds pour l'achat d'un Condo n'hésitez pas à nous contacter ou consultez notre article.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

13/4/2022
Hausse du Taux Directeur de la Banque du Canada

Pour la deuxième fois la Banque relève ses taux depuis le début de la crise liée à la Covid-19. Cette action devrait avoir des conséquences modérées sur les coûts d’emprunt pour le consommateur canadien. Dans ses déclarations, la Banque indique notamment l’impact du conflit ukrainien sur l’ensemble de l’économie mondiale, mais pas uniquement. Si l’invasion russe dans le pays d’Europe de l’est constitue une source d'incertitude, elle est loin d’être l’unique raison qui a motivé cette décision. Si vous avez des préoccupations, ou si vous souhaitez sécuriser votre taux hypothécaire. Nous sommes à votre disposition pour évaluer avec vous l’intérêt d’un changement de votre structure de financement.

Pour faire face à l’inflation, la banque du Canada hausse son taux directeur

Inflation au-dessus des prévisions et hausse du taux directeur

La Banque du Canada prend acte de l’inflation qui commence à toucher le pays dans sa déclaration politique du 13 avril. En conséquence, dans sa deuxième décision d’orientation de 2022, l’institution s’est résolue à relever son taux cible de financement à un jour de 0,25 % à 0,50 % entraînant le taux d’escompte à passer de 0,5% à 0,75%. 

C’est la deuxième fois que la Banque relève ses taux depuis le début de la crise liée à la Covid-19. Cette action devrait avoir des conséquences modérées sur les coûts d’emprunt pour le consommateur canadien. Dans ses déclarations, la Banque indique notamment l’impact du conflit ukrainien sur l’ensemble de l’économie mondiale, mais pas uniquement. Si l’invasion russe dans le pays d’Europe de l’est constitue une source d'incertitude, elle est loin d’être l’unique raison qui a motivé cette décision.

Conséquences de la guerre en Ukraine 

L’inflation est actuellement de 5,1%  selon les mesures de l’IPC, un chiffre bien au-delà de l’objectif des 2% visés. Des hausses de prix “généralisées”, un contexte mondial de mauvaises récoltes et de coût des transports et des aliments qui montent en flèche et une énergie chère sont autant de facteurs qui, bien avant le début du conflit en Ukraine préoccupaient la Banque du Canada. L’invasion par la Russie de l’Ukraine constitue désormais une pression à la hausse additionnelle sur l’économie mondiale et canadienne. Dans ce contexte, la Banque avertit d’ores et déjà qu’elle sera amenée à utiliser dans un futur proche le même outil si elle ne tient pas ses objectifs d’inflations dont on voit mal comment ils pourraient être respectés. Les Canadiens doivent donc s’attendre à ce que la Banque du Canada relève de nouveau son taux directeur dans les mois à venir. 

Une conjoncture économique canadienne et globale fébrile 

Par ailleurs, dans le cadre de sa phase de réinvestissement, l’institution indique maintenir le portefeuille global d’obligations du gouvernement du Canada “assez stable”, avant de le résorber à nouveau. 

Dans ses observations, la Banque renvoie dos à dos les bons résultats de croissance du Canada au dernier trimestre de l’année passée (6,7%), la reprise de l’import et de l’export, la reprise de la consommation des ménages due à la levée des restrictions sanitaires et le coup de frein à la reprise du marché du travail donné par le variant Omicron en janvier 2022. La perspective d’apparition de nouveaux variants constitue, aussi, un élément essentiel qui explique la prudence de certains investisseurs.

Des perspectives prudentes mais positives

L’institution, si elle est prudente, reste toutefois positive et prend acte de la bonne santé du marché immobilier et de la manière “plus rapide que prévue” que le Canada se redresse de la vague du variant Omicron. Un optimisme affiché qui ne l’empêchera pas de rehausser son taux directeur au moment opportun, annonce-t-elle. 

Pour ce qui est du contexte mondial, la déclaration rejoint le rapport sur la politique monétaire publié en janvier. La banque croit en l’accroissement de la demande, en particulier venant des Etats-Unis bien que les problèmes d’approvisionnement liés à la crise sanitaire persistent structurellement.

Dans ce contexte, l'impact sur les taux hypothécaires variables est certain, le taux directeur ayant augmenté de 0,75% depuis le début de l’année.

Que faire pour protéger son taux hypothécaire ?

Si vous avez des préoccupations, ou si vous souhaitez sécuriser votre taux hypothécaire. Nous sommes à votre disposition pour évaluer avec vous l’intérêt d’un changement de votre structure de financement.

Avec plus de 20 banques et prêteurs, nous saurons au besoin, vous proposer la solution qui correspond le mieux à vos attentes, un changement de banque ne génère pas de coût ou de frais pour le client.

Pour plus de détails ou d’informations, cliquez sur ce lien pour un rendez-vous gratuit.

Prendre rendez-vous avec un courtier Hypothécaire (Cliquez ici)

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

10 minutes
Hypothèques
12/4/2022
Mise de Fonds Condo

Il est possible avec différents programmes d’assurance d’acheter un condominium ou une maison, avec un apport personnel minimum de 5%, cela dépend du prix de votre future propriété. Cette possibilité est également offerte pour l'acquisition d’une résidence secondaire. Il existe plusieurs assureurs hypothécaires au Canada.

Vous avez un projet d’achat et votre mise de fonds est inférieure à 20% ?

Différents programmes d’assurance de prêt  hypothécaire permettent d’acheter un condominium, une maison, duplex, ou un Triplex...

Et ce, avec un apport personnel minimum de 5% ou 10%

Cette possibilité est également offerte pour l'acquisition d’une résidence secondaire.

Il existe plusieurs assureurs hypothécaires au Canada :

- La Société Canadienne d’Hypothèques et de Logement (SCHL)

- Sagen

- Canada Guaranty.

Ces assureurs offrent aux propriétaires occupants la possibilité d’obtenir un crédit immobilier en ne versant qu’une fraction de la mise de fonds de 20 % normalement requise.

Pour acheter un logement au Québec et dans les autres provinces du Canada avec un apport inférieur à 20% du prix, vous devrez obligatoirement souscrire à une assurance hypothécaire.

Qu’il s’agisse d’un condo, d’une maison, d’un duplex ou d'un Triplex, il n'est pas nécessaire d’investir un montant d’argent important. En contrepartie, les taux d'intérêt offerts par les banques seront généralement plus intéressants.

Lorsque la mise de fonds est inférieure à 20%, l’assurance du prêt hypothécaire garantit à la banque que le prêt sera remboursé en cas de défaut de paiement des emprunteurs.

Pour être en mesure de faire assurer un prêt hypothécaire, vous devrez être propriétaires occupants.

(Il est cependant possible de louer le deuxième ou le troisième logement d’un duplex ou d’un triplex).

Quelle est la mise de fonds minimum pour un Condo ?

La mise de fond est de 5% de 0 à 500 000 $
Puis
10% sur la portion comprise entre 500 000 $ et 999 999 $

Quelle est la mise de fonds minimum pour une maison ?

La mise des fond est de 5% de 0 à 500 000 $
Puis
10% sur la portion comprise entre 500 000 et 999 999 $

Quelle est la mise de fonds minimum pour un Duplex ?

La mise de fond est de 5% de 0 à 500 000 $
Puis
10% sur la portion comprise entre 500 000 et 999 999 $

Quelle est la mise de fonds minimum pour un Triplex ?

La mise de fond est de 10 % (Jusqu'à 999 999 $, puis 20%).

Quelle est la mise de fonds minimum pour un Quadruplex ?

La mise de fond est de 10 % (Jusqu'à 999 999 $, puis 20%)
La prime d‘assurance se calcule sur le montant du prêt et non pas sur le prix d’achat.

Utiliser le RAP en retirant ses REER

Les REER (Régime Enregistré d’Épargne Retraite) sont un très bon levier d’investissement pour acheter une propriété au Canada.

Néanmoins, ils ne vous dispensent pas toujours de payer une mise de fonds de 20 %.

Procédez à un retrait RAP dans le cadre du régime d'accession à la propriété (RAP).

En tant qu’acheteur d’un premier logement dans lequel vous allez habiter, il vous sera possible sous certaines conditions de procéder à un retrait RAP avec un montant maximum de 35 000 $.

Il est possible pour un couple de cumuler les droits de retrait en REER dans le cadre du RAP. La somme totale maximale serait donc de 70 000 $ (2 X 35 000 $).

Vous aurez ensuite 15 ans pour rattraper votre cotisation REER sans impôt. Pour exemple, si vous retirez 35 000 $ dollars pour l'achat d’un premier bien immobilier vous devrez cotiser 2 333,33 dollars par an.

Comment acheter un condo sans mise de fonds ?

Il existe des possibilités de remise en argent offertes par certaines banques qui permettent de recevoir un montant d’argent après la signature chez le notaire. Cette somme est un pourcentage du montant de votre prêt hypothécaire.

Il n’est pas directement possible d’utiliser cette somme en guise de mise de fonds.

Cependant, vous pourrez l’utiliser pour régler les frais de notaires, la taxe de bienvenue, les éventuels travaux et rénovations. Ainsi, vous disposerez de plus de fonds sur la somme que vous investissez personnellement tout en respectant votre budget. 

Il est très important de comprendre que la banque ne vous fera pas cadeau de cette somme. Vous la rembourserez au cours du prêt (généralement 5 ans) et paierez des intérêts sur cette remise en argent. En outre, si vous veniez à rembourser le prêt hypothécaire avant le terme, la somme devra selon le contrat de prêt être remboursée en totalité ou au prorata à la banque.

Votre courtier Hypothécaire, vous expliquera les avantages et inconvénients de chacune des offres de crédit qu’il sera en mesure de vous proposer.

LOCATION-ACHAT

La location achat est une méthode d’achat qui permet à un acheteur dont le crédit ne qualifie pas à la banque de tout de même acheter une maison.

Ce système d’achat recourt à l’aide d’un investisseur immobilier. C’est l’investisseur qui achète la maison, puis l’acheteur devient locataire de sa maison pour une certaine période (généralement 2 à 3 ans). À l’issue de cette location, le locataire procède à l'achat au prix fixé dans le contrat de vente. Une portion des loyers servira comme mise de fonds (notez que toutes les banques n'acceptent pas cette méthode de location achat, qui, pour fonctionner doit respecter certaines règles contractuelles). 

La formule préférée de nos clients : le don familial

Une option également très intéressante pour vous aider à acheter votre propriété est le don en provenance de votre famille immédiate. Ce don doit être strictement réalisé par un membre de la famille immédiate (grands-parents, parents, frères ou sœurs,..)

Cela doit être uniquement un cadeau qui ne sera pas remboursé.

Options non traditionnelles de mise de fonds

‍Lorsque l'épargne disponible n’est pas suffisante, il existe des solutions alternatives.

Vous pouvez recourir à un prêt personnel ou une marge de crédit pour constituer la somme de départ.

Cependant, attention au surendettement. Cette stratégie peut comporter des risques, il est important de faire un calcul de l’ensemble des dépenses et des frais de départ. Certains assureurs et certaines banques n’acceptent pas que la mise de fonds provienne à 100% d’emprunts bancaires.

Habituellement, seuls les emprunteurs dont l’historique de crédit, les revenus et l'emploi sont stables peuvent se prévaloir de l’une des options non traditionnelles. De plus, le remboursement des fonds empruntés doit être inclus dans le calcul du coût total du service de la dette. Il s’agit du pourcentage du revenu qui est nécessaire pour payer les coûts de logement (capital, intérêts, taxes et chauffage), en plus de toutes les autres obligations mensuelles (paiement des cartes de crédit, marges de crédit, prêts personnels et prêts auto).

Les primes d’incitation en argent comptant versées par un prêteur sont une importante source non traditionnelle de mise de fonds. L’objectif de ce programme est d’aider les acheteurs qui utilisent une part considérable de leur capital d’épargne pour acheter une maison, mais qui ne disposent que de très peu de ressources pour conclure la transaction.

Donc, bien que cette option ne doive pas être utilisée directement comme mise de fonds, elle peut permettre de dégager plus de fonds en réglant les frais de clôture, comme les honoraires de l’avocat ou du notaire.

Avec un prêt hypothécaire comportant une remise en argent comptant, un certain pourcentage du capital de votre hypothèque vous est remis (montant forfaitaire) lors de la clôture de la transaction. Il est alors possible d’obtenir jusqu’à 5 % en “cash”.

Le montant de ce “cashback” en argent comptant est ajouté au montant total de votre prêt hypothécaire et remboursé sur la durée de votre terme. Si vous brisez votre contrat de prêt avant le terme, vous devrez payer une pénalité prédéterminée en fonction de la durée restante, en plus de la pénalité pour remboursement anticipé habituel.

Mise de fond minimum pour l'achat d'un condo neuf

La mise de fonds pour l'achat d'un condo neuf est également possible avec 5%, cependant il sera important de valider les modalités avec le constructeur qui parfois impose un dépôt supérieur.

L'achat d'un condo neuf peut être un très bon investissement, cependant selon la date de livraison du condo, il sera parfois impossible de garantir un taux.


Mise de fond pour un condo indivise

La copropriété indivise

Ce type de bien est souvent nommé par erreur “Condo” il s’agit en fait d’appartements "indivises", où l’apport est au minimum de 20%.

Il est important de comprendre les différences entre  les biens "divise et indivise", en effet lorsque vous achetez un bien indivise, vous ferez l'achat d'un pourcentage d'un immeuble entier.

Dans la copropriété indivise au Canada, il n'y a pas de syndicat, pas de “frais de condo” les frais de copropriété sont souvent moins élevés.

On parle alors de répartition des frais, conformément à la convention d’indivision.

Cette convention est facultative, mais recommandée. On y indique le fonctionnement et la gestion de l’immeuble, les montants des frais seront calculés en fonction de votre pourcentage dans l’immeuble.

C'est également dans la convention d'indivision qu'on détermine si, au moment de la revente de votre part, vous êtes libre de la vendre ou de la céder à n'importe qui. Dans certains cas, un droit de préemption vous oblige à l'offrir aux autres propriétaires.

Cette convention doit être publiée au Registre foncier du Québec pour que tout futur acheteur soit tenu de la respecter.

Dans le cas d'une copropriété indivise, un seul numéro de lot (cadastre) décrit l'ensemble de la propriété. Les taxes scolaires et municipales sont communes entre les propriétaires. Aussi, les charges de l'immeuble sont assumées par tous les propriétaires, et ce, en proportion de leur part respective.

Lors de l’acquisition, votre courtier hypothécaire vous informera sur les possibilités de financer le bien, seule la banque qui a consenti les autres prêts bancaires, sera en mesure de vous consentir un crédit immobilier.

Avantages : 

Le montant des taxes Municipales et Scolaires sont plus faibles.

Le prix d'achat est souvent plus bas.

Inconvénients : 

Le minimum de mise de fonds est de 20%, réduisant le nombre d’acheteurs potentiels.

Il n'est pas possible de choisir la banque, ce qui peut en fonction des revenus ou de la qualification rendre plus difficile l'obtention du prêt et compliquer la revente.

Il est généralement impossible de louer ce type d'appartement (convention)

La plus-value à la revente est généralement plus basse que pour les condos

Le taux d'intérêt et les conditions sont souvent moins intéressants, la banque étant imposée.

Les propriétaires sont conjointement responsables du paiement des taxes.

‍Combien coûte l'assurance hypothécaire ?

Voici quelques exemples du coût en fonction de votre apport.

  • 5% de mise de fond, prime de 4% du montant du prêt
  • 10% de mise de fond, prime de 3.10% du montant du prêt
  • 15% de mise de fond, prime de 2.80% du montant du prêt.

Pour une maison écoénergétique, un remboursement de prime hypothécaire pouvant aller jusqu'à 25 % pourrait être accordé si vous vous servez d’un prêt assuré.

Si votre mise de fond vous permet d'investir dans un Duplex, Triplex ou Quadruplex, sachez que les règles de qualifications permettent de considérer les revenus locatifs, et d'augmenter votre capacité d'emprunt, n'hésitez pas à communiquer avec nous pour connaitre votre capacité de préqualification.
Si vous voulez en savoir plus sur la mise de fonds nécessaire pour l'achat d'un Duplex, Triplex ou Quadruplex, contactez-nous

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Vincent Le Saux
7 minutes
Achat d'une maison
8/4/2022
CELIAPP, un nouveau moyen d'acheter une première propriété !

CELIAPP : c’est quoi ? L’acronyme CELIAPP signifie compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété. Ce compte particulièrement attractif permettra d’épargner afin de se constituer la mise de fonds indispensable à l’achat d’une maison ou d’un condo. il s’agit d’un système révolutionnaire pour les candidats acquéreurs…

CELIAPP : le nouveau REER pour acheter une nouvelle propriété

L’immobilier est onéreux au Canada, et les taux d'intérêt augmentent.

Posséder sa propre maison est probablement le meilleur investissement que l’on puisse faire.
C’est pourquoi le gouvernement d’Ottawa a mis en place un nouveau dispositif d’aide à l’acquisition d’un premier logement : le CELIAPP.

CELIAPP : c’est quoi ?

L’acronyme  CELIAPP signifie compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété. Ce compte particulièrement attractif permettra d’épargner afin de se constituer la mise de fonds indispensable à l’achat d’une maison ou d’un condo.

Voici les caractéristiques en bref du CELIAPP :

·         Versements entièrement déductibles d’impôt

·         Jusqu’à 8.000 $ par an, avec un maximum de 40.000 $

·         Disponible à partir de 2023

·         Pas d’impôt en cas de retrait

·         Pas d’impôt sur le rendement de l’épargne

·         Délai d’utilisation des fonds : 15 ans

En bref, le CELIAPPP rassemble les avantages du CELI, du REER et du RAP en un seul dispositif simplifié. Les experts sont unanimes ou presque à ce sujet : il s’agit d’un système révolutionnaire pour les candidats acquéreurs… Qui si votre budget le permet vous donnera une nouvelle option d'épargner.

En effet, pour profiter du CELIAPP il faut bien entendu avoir les moyens de cotiser. Ce qui n’est clairement pas le cas de tous les ménages qui veulent acheter leur première maison. De plus, cette mesure pourrait alimenter davantage la hausse des prix de l’immobilier au Canada.

Quels sont les critères d’admissibilité du CELIAPP ?

Pour pouvoir ouvrir un CELIAPP, il faut :

Être résident fiscal  canadien d’au moins 18 ans (né au Canada ou étranger)
(C’est donc possible pour les résidents temporaires qui sont imposables au Canada)

Ne pas habiter dans une propriété qui vous appartient, et ne pas avoir vécu dans une maison vous appartenant au cours des 4 dernières années civiles

Une personne qui a un CELIAPP et un RAP ne pourra faire un retrait de ces 2 dispositifs en même temps pour l’acquisition d’une même maison. Le CELIAPP ne pourra être utilisé pour l’acquisition d’un seul bien immobilier.

En cas de transfert du CELIAPP vers le REER, il n’y aura pas de réduction des droits de cotisation futurs, ou de limitation des droits acquis.

Un avantage additionnel pour les résidents du Québec ?

Québec pourrait décider d’accorder également un abattement fiscal provincial. C’est déjà le cas pour le REER. On peut donc raisonnablement penser que cela aura lieu avec le CELIAPP.

Au final, pour 8.000 $ épargnés un Québécois pourrait économiser grâce à ce régime un peu moins de 3.000 $ en impôts fédéraux et provinciaux. Ce calcul se base sur un revenu imposable de 50.000 à 100.000 $.

En cas d’épargne maximale de 40.000 $, un contribuable dans cette tranche de revenus pourra économiser presque 15.000 $ !

Vous trouverez ici les informations sur le programme du REER et de l'achat

Le RAP, définition
Que faire avec l'argent d'un REER un RAP ?

N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Actualités économiques
15/3/2022
Le ratio d’endettement des ménages a atteint un nouveau sommet historique au Canada

Le ratio d’endettement des ménages a atteint un nouveau sommet historique au Canada et tout indique que les Canadiens s’en rendent compte. Découvrez pourquoi.

Le ratio d’endettement des ménages a atteint un nouveau sommet historique au Canada et tout indique que les Canadiens s’en rendent compte.

Les plus récents chiffres de Statistique Canada montrent qu’au quatrième trimestre de 2021, les ménages canadiens devaient 1,86 $ pour chaque dollar de revenu disponible (après impôt). Il s’agit en grande partie de dettes hypothécaires. Toujours selon Statistique Canada, les Canadiens ont ajouté environ 50 milliards de dollars de dettes contractées dans le marché du crédit au cours du quatrième trimestre, dont plus de 46 milliards de dollars de prêts hypothécaires.

C’est l’expansion de l’endettement, combinée à une baisse du revenu des ménages, qui a fait grimper le ratio.
La baisse des revenus est attribuée à l’arrêt d’aides gouvernementales liées à la COVID-19.

Dans un rapport distinct, l’Angus Reid Institute constate qu’un peu plus de la moitié des Canadiens ont le sentiment d’être dépassés par le coût de la vie.

L’étude indique que 53 % des personnes interrogées ont le sentiment de ne pas pouvoir suivre le rythme, tandis que 51 % déclarent qu’elles seraient incapables de faire face à une dépense inattendue de 1 000 $. Plus d’un tiers s’avouent surendettés.

L’inflation, associée à la politique déclarée de la Banque du Canada de relever les taux d’intérêt, a accru les inquiétudes, mais les chiffres de Statistique Canada montrent que le risque est atténué par une augmentation de la valeur nette des ménages canadiens.

La valeur nette des ménages – soit la valeur de tous les actifs moins les passifs – a augmenté de 706 milliards de dollars pour atteindre 15 903 milliards de dollars au quatrième trimestre. La croissance des passifs, en hausse de 49 milliards de dollars en raison de l’augmentation de l’endettement hypothécaire, n’a fait qu’une bouchée de l’augmentation beaucoup plus importante de la valeur des actifs.


Il est important avant de débuter des recherches pour l'achat d'un bien immobilier de se faire pré-qualifier, nos équipes pourront en fonction des normes de qualification vous confirmer le montant maximal de l'hypothèque pour laquelle vous serez qualifiés.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Vincent Le Saux
5 minutes
Actualités économiques
23/2/2022
L'état du marché immobilier et des prêts hypothécaires en 2022

En janvier 2022, l'inflation au Canada était de 5,1%, soit un record depuis 1991 et l'instauration de la TPS (taxe sur les produits et services). Pour la première fois en moins de 20 ans, la banque connaît une inflation au-dessus de la bande cible de 1 à 3% en ayant une inflation de base de 3,2%. La Banque sera donc forcée à augmenter ses taux.

En janvier 2022, l'inflation au Canada était de 5,1%, soit un record depuis 1991 et l'instauration de la TPS (taxe sur les produits et services).
Pour la première fois en moins de 20 ans, la banque connaît une inflation au-dessus de la bande cible de 1 à 3% en ayant une inflation de base de 3,2%. La Banque sera donc forcée à augmenter ses taux.

Une hausse des taux


Le rendement sur 5 ans des obligations du gouvernement du Canada est à son plus haut niveau depuis 2019. Les taux hypothécaires fixes vont continuer d'augmenter.

Le marché sera légèrement adouci par la hausse des taux même si les Canadiens sont capables de suivre plusieurs hausses du taux.

Une baisse des ventes


Concernant les ventes d'habitations, les ventes sont en baisse au Québec de 2,9%. Les nouveautés sur le marché immobilier ont chuté de 11% au Canada par rapport à décembre 2021. On observe le ratio ventes-nouvelles inscriptions la deuxième plus élevée jamais enregistrée, à 89%.
Quant aux ventes, elles ont augmenté de 2,9% en janvier, le taux de croissance mensuel le plus élevé.

Le début de l'année 2022 risque de continuer sur cette lancée, mais la deuxième moitié de l'année sera sûrement plus modérée.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Vincent Le Saux
3 minutes
Actualités économiques
6/12/2021
Perspectives de hausse des taux variables

Les chiffres surprenants de l’emploi pour le mois de novembre alimentent les spéculations selon lesquelles la Banque du Canada relèvera son taux d’intérêt de référence plus tôt que prévu.

Perspectives de hausse des taux variables


Les chiffres surprenants de l’emploi pour le mois de novembre alimentent les spéculations selon lesquelles la Banque du Canada relèvera son taux d’intérêt de référence plus tôt que prévu.

En effet, le plus récent rapport sur l’emploi de Statistique Canada montre que l’économie a créé près de 154 000 emplois en novembre, soit plus de quatre fois ce qui avait été prévu. 

Il s’agit du sixième mois consécutif de croissance de l’emploi au Canada. 

Le taux de chômage est passé de 6,7 % à 6 % et n’est que légèrement plus élevé qu’il était avant que la COVID ne frappe.

Selon des analystes, l’amélioration du marché du travail pourrait vouloir dire que le besoin de mesures de stimulation économique est réduit, ce qui ouvre la voie à la Banque du Canada pour hausser les taux.

Compte tenu du resserrement des conditions dans le marché du travail, de l’intensification des pressions sur les prix et de la vigueur du marché immobilier, nous ne pouvons écarter la possibilité que la Banque décide de relever les taux d’intérêt dès janvier », peut-on dans le rapport d’un groupe d’économistes d’une des grandes banques sur les chiffres de l’emploi.

Les économistes s’attendent à ce que la Banque adopte une position plus ferme en matière de hausses de taux. 

Cependant, la banque centrale a déclaré qu’elle ne prévoyait pas d’agir sur les taux avant le « deuxième ou troisième trimestre » de l’année prochaine. Pour de nombreux observateurs du marché, cela signifie avril 2022. Ils prévoient cinq hausses d’un quart de point au cours de l’an prochain, ce qui porterait le taux directeur de la Banque à 1,25 %. Il est actuellement de 0,25 %.

Toutefois, et comme c’est le cas depuis près de deux ans, la COVID agit comme joker. Les effets du nouveau variant Omicron ne se font pas encore sentir, mais, pour l’instant, ce variant crée beaucoup d’incertitude.

N’hésitez pas à nous contacter pour évaluer vos options en matière de prêts hypothécaires.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Vincent Le Saux
4 minutes
Actualités économiques
28/11/2021
Actualités économiques et regard sur le marché immobilier

La Banque du Canada désigne les « investisseurs » comme les principaux responsables des hausses des prix des maisons et du risque accru d’une correction du marché immobilier.

Hausse des prix de l'immobilier

La Banque du Canada désigne les « investisseurs » comme les principaux responsables des hausses des prix des maisons et du risque accru d’une correction du marché immobilier.

Dans un récent discours, le sous-gouverneur de la Banque du Canada Paul Beaudry a présenté de l’information montrant que le nombre de nouveaux prêts hypothécaires détenus par des investisseurs a doublé au cours de la dernière année. Le nombre de nouveaux prêts hypothécaires contractés par des acheteurs expérimentés a augmenté d’environ 60 %. Le nombre de premiers acheteurs a augmenté d’environ 40 %.

Les données recueillies par Teranet indiquent que plus de 25 % des acheteurs de maisons sont des investisseurs. Cela en fait le plus important groupe d’acheteurs dans le marché. Il y a dix ans, ils formaient le plus petit segment, à environ 15 %.

L’information fournie par le cabinet de recherche et d’analyse immobilières est propre à l’Ontario, mais le même phénomène s’est manifesté Vancouver il y a une décennie et certains signes indiquent qu’il se manifeste également à Montréal à l’heure actuelle.

Cela signifie que les premiers acheteurs sont tout simplement surenchéris par des personnes ou des entreprises ayant plus d’argent ou ayant accès à une valeur nette de leurs propriétés existantes. La Banque du Canada craint que ces investisseurs ne fassent grimper les prix de façon injustifiée en se fondant sur une « exubérance extrapolative », c’est-à-dire sur l’espoir que les prix continueront de grimper même si les augmentations ne sont pas soutenues par des facteurs économiques fondamentaux.

L’effet de « retombée » de ces prix élevés est que certains ménages sont contraints d’accepter des niveaux d’endettement extrêmement élevés, ce qui pourrait accroître les risques d’une correction.

Le niveau d’endettement des ménages canadiens a atteint environ 173 %, ce qui veut dire qu’ils doivent 1,73 $ pour chaque dollar de revenu disponible dont ils disposent. Cela les rend extrêmement sensibles aux hausses de taux d’intérêt et à l’inflation.

La Banque du Canada désigne les « investisseurs » comme les principaux responsables des hausses des prix des maisons et du risque accru d’une correction du marché immobilier.

Dans un récent discours, le sous-gouverneur de la Banque du Canada Paul Beaudry a présenté de l’information montrant que le nombre de nouveaux prêts hypothécaires détenus par des investisseurs a doublé au cours de la dernière année. Le nombre de nouveaux prêts hypothécaires contractés par des acheteurs expérimentés a augmenté d’environ 60 %. Le nombre de premiers acheteurs a augmenté d’environ 40 %.

Les données recueillies par Teranet indiquent que plus de 25 % des acheteurs de maisons sont des investisseurs. Cela en fait le plus important groupe d’acheteurs dans le marché. Il y a dix ans, ils formaient le plus petit segment, à environ 15 %.

L’information fournie par le cabinet de recherche et d’analyse immobilières est propre à l’Ontario, mais le même phénomène s’est manifesté Vancouver il y a une décennie et certains signes indiquent qu’il se manifeste également à Montréal à l’heure actuelle.

Cela signifie que les premiers acheteurs sont tout simplement surenchéris par des personnes ou des entreprises ayant plus d’argent ou ayant accès à une valeur nette de leurs propriétés existantes. La Banque du Canada craint que ces investisseurs ne fassent grimper les prix de façon injustifiée en se fondant sur une « exubérance extrapolative », c’est-à-dire sur l’espoir que les prix continueront de grimper même si les augmentations ne sont pas soutenues par des facteurs économiques fondamentaux.

L’effet de « retombée » de ces prix élevés est que certains ménages sont contraints d’accepter des niveaux d’endettement extrêmement élevés, ce qui pourrait accroître les risques d’une correction.

Le niveau d’endettement des ménages canadiens a atteint environ 173 %, ce qui veut dire qu’ils doivent 1,73 $ pour chaque dollar de revenu disponible dont ils disposent. Cela les rend extrêmement sensibles aux hausses de taux d’intérêt et à l’inflation.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Vincent Le Saux
10 minutes
Actualités économiques
5/8/2021
Inflation : les banques centrales devront-elles augmenter les taux plus tôt que prévu ?

Cela fait quelques mois que l'inflation est bien supérieure à la moyenne historique des 2 dernières décennies. Malgré la tendance qui ne semble pas s'essouffler au Canada, aux États-Unis et dans bien d'autres pays du monde, les banques centrales nord-américaines se veulent rassurantes.

Cela fait quelques mois que l'inflation est bien supérieure à la moyenne historique des 2 dernières décennies. Malgré la tendance qui ne semble pas s'essouffler au Canada, aux États-Unis et dans bien d'autres pays du monde, les banques centrales nord-américaines se veulent rassurantes. Pour la FED et la Banque du Canada, cette inflation est transitoire. Cependant, certains investisseurs se demandent si les banques centrales ne devront pas relever leur taux directeur plus tôt que prévu afin de combattre cette inflation galopante.

Une inflation bien supérieure à l'objectif de 2 %

En mai, l'inflation canadienne s'est élevée à 3,6 % en taux annualisé. Aux États-Unis, elle a progressé en juin de 4,5 % par rapport au même mois de l'année précédente. Soit du jamais vu depuis 1991. Les banques centrales des économies avancées ont habituellement un objectif d'inflation de 2 %. Objectif qui est rarement atteint en raison de facteurs déflationnistes persistants tels que la technologie et la mondialisation.

La pandémie de coronavirus a tout remis en cause. Après une période de déflation, nous traversons un épisode d'inflation aiguë en raison de l'impact sur l'offre de la crise, de la recrudescence soudaine de la demande qui engendre de nombreuses pénuries.

Selon la Banque du Canada et la Fed, ces facteurs sont transitoires. La demande devrait finir par se normaliser, tout comme l'offre. Ce dépassement de l'inflation compense en quelque sorte les niveaux inférieurs à 2 % que nous avons enregistrés par le passé. C'est pourquoi la Fed parle désormais d'objectif d'inflation moyenne.


Et si l'inflation ne devait pas décélérer ?

Tous les analystes ne partagent pas la lecture des événements des banques centrales d'Amérique du Nord. Certaines institutions sont même en désaccord. Par exemple, la Banque de Russie a déjà relevé son taux directeur à plusieurs reprises pour combattre cette inflation galopante. Au contraire de ses pairs, elle estime que ces hausses de prix ne seront pas temporaires, et qu'à ce titre elles doivent être combattues.

Quels sont les facteurs qui pourraient déboucher sur la persistance de cette inflation ? Il y a notamment les difficultés d'embauche des employeurs, qui vont pousser les salaires à la hausse si elles persistent. Les experts citent aussi les hausses des loyers qui ont commencé à s'amorcer, en réponse à l'augmentation parfois vertigineuse des prix de l'immobilier durant ces 12 derniers mois.

Il y a également l'aspect purement psychologique de l'inflation. Lorsque tout le monde s'attend à ce que les prix augmentent, on est encouragé à acheter le plus vite possible, ce qui ne fait qu'exacerber le déséquilibre entre l'offre et la demande. Les entreprises augmentent leurs prix par précaution pour protéger leurs marges. L'inflation devient alors un phénomène qui s'auto-alimente.

Que vont faire les banques centrales ?


Dans son rapport le plus récent, la Banque du Canada a indiqué qu'elle ne touchera pas à son taux directeur avant la 2e moitié de l'année 2022. Outre l'inflation, elle doit également composer avec la vigueur du dollar canadien. En effet, en cas de relèvement du taux directeur canadien, et en l'absence d'une mesure similaire prix aux États-Unis, la valeur du dollar canadien augmenterait, ce qui pénaliserait les exportations.

Du côté de la Réserve fédérale, la première hausse des taux est programmée pour 2023 ou 2024. Des 2 côtés de la frontière, les institutions monétaires semblent accepter cette inflation historiquement élevée pour le XXIe siècle alors que la reprise économique se poursuit. Auront-elles raison en bout de course ? Devront-elles augmenter leur taux directeur pour avoir sous-estimé l'inflation, comme le craignent certains opérateurs ? Nous aurons la réponse dans les mois à venir.

La montée de l’inflation ici au Canada et aux États-Unis accentue la spéculation des banques centrales qui s’attendent à une hausse des taux d’intérêt plus tôt que prévu.

Selon le dernier rapport de Statistique Canada, l’inflation a atteint un taux annualisé de 3,6 % en mai, ce qui est bien supérieur à l’objectif de 2 % de la Banque du Canada. Aux États-Unis, l’inflation de base mesurée sur douze mois a augmenté de 4,5 % en juin, soit la plus forte hausse depuis septembre 1991. Cependant, la Banque du Canada et la Réserve fédérale américaine croient que les augmentations sont « transitoires » et qu’elles sont le résultat de la reprise économique due au ralentissement de la pandémie.

La Banque du Canada fonde sa déclaration sur ce qu’elle appelle la « normalisation » des prix, lesquels ont chuté au début de la pandémie (p. ex., le prix de l’essence) et les contraintes temporaires liées à la production et au transport qui ont empêché l’offre de suivre la demande. Néanmoins, de nombreux observateurs du marché prévoient que la Banque devra augmenter ses taux pour freiner l’inflation. 

Dans son dernier rapport, la Banque maintient toutefois qu’il n’y aura pas d’augmentation avant le deuxième semestre de 2022. Un élément important de cette prévision est que la banque centrale s’attend à ce que la reprise au Canada reprenne de la vigueur à mesure que les États-Unis se redressent et que les exportations vers nos voisins du Sud augmentent.  Cela dit, une augmentation des taux d’intérêt entraînerait probablement une augmentation de la valeur du dollar canadien. Les exportations seraient alors moins attrayantes, à moins que la Réserve fédérale n’augmente les taux en conséquence. Cette dernière a déclaré qu’elle ne prévoit aucune augmentation avant 2023, ou même avant le premier trimestre de 2024.

Pour comprendre et choisir le produit hypothécaire adapté à vos situation et comprendre l'impact de l'inflation sur les taux prenez contact avec un de nos courtiers hypothécaire, nous seront la pour vous guider tout au long du processus.

Pour l’instant, les deux banques centrales semblent se contenter d’une inflation galopante, alors que le reste de l’économie se porte bien.  

 

 

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Vincent Le Saux
13 minutes
Actualités économiques
4/8/2021
Les taux d’intérêts au Canada vont-ils bientôt augmenter ?

Les analystes économiques n'auront pas de nouvelles de la Banque du Canada avant la rentrée. Pour anticiper ce qu'il adviendra des taux d’intérêts au Canada et quelles seront leurs répercussion pour les taux variables.

Les analystes économiques n'auront pas de nouvelles de la Banque du Canada avant la rentrée. Pour anticiper ce qu'il adviendra des taux d’intérêts au Canada et quelles seront leurs répercussion pour les taux variables.

Ils doivent donc trouver des éléments de réponse dans les chiffres économiques récemment publiés. En bref, il faudra une embellie économique pour que la BdC envisage de relever son taux directeur, ou une inflation de plus en plus menaçante. Qu'en est-il en ce moment à propos de ces 2 dossiers ?


Des améliorations substantielles

Tout d'abord, voyons ce qu'il en est du côté des chiffres de l'emploi.
En juillet, 94.000 postes ont été créés au Canada. Il s'agit principalement d'emplois à temps plein au sein d'entreprises privées. Ces créations de postes ont fait baisser sensiblement le taux de chômage à 7,5 %.


Du côté de l'inflation, elle reste élevée.


Augmenter les taux est la seule façon pour la Banque du Canada de combattre la hausse des prix. C'est un peu le dilemme des banques centrales actuellement, qui rechignent à relever trop tôt les taux de peur de faire dérailler la reprise économique. Mais simultanément, elles doivent également garder un œil sur l'inflation, pour éviter qu'elle ne dérape. Le pire des scénarios étant la stagflation (1), soit lorsque l'activité économique tourne au ralenti alors que l'inflation est soutenue.


La Banque du Canada sera-t-elle forcée d'agir à cause de l'inflation ?

Pour l'instant, la performance économique canadienne ne commande pas de relèvement du taux directeur.

Cependant, l'inflation inquiète des experts, si bien que certains estiment que la Banque du Canada pourrait annoncer dès le mois de septembre une hausse des taux. L'amélioration récente du marché du travail pourrait jouer son rôle dans l'alimentation de l’inflation. Même si celle-ci reste essentiellement un phénomène lié aux perturbations du coronavirus qui engendrent pénuries de matières premières et de main-d'œuvre, ainsi que la déstabilisation des chaînes logistiques.

Du côté de la Banque du Canada, on a adopté le discours de la Fed, qui affirme que l'inflation est transitoire. Il n'y aurait donc pas de relèvement des taux au programme pour septembre. À moins d'un retournement de situation à l'occasion de la réunion annuelle de la Fed de Jackson Hole, qui aura lieu à la fin de ce mois d’août.


(1) Stagflation : Situation économique d'un pays caractérisée par la stagnation de l'activité, de la production, et par l'inflation des prix.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Vincent Le Saux
5 minutes
Actualités économiques
3/8/2021
Travailleur autonome : quand incorporer une entreprise ?

Lorsqu'on se lance à son compte, le statut de travailleur autonome est un choix naturel. Au fur et à mesure de la croissance de l'entreprise individuelle, la question de l'incorporation finira tôt ou tard par se poser. Pourquoi et quand incorporer une entreprise ? Voici quelques cas de figure qui doivent vous faire fortement songer à créer votre compagnie.

Lorsqu'on se lance à son compte, le statut de travailleur autonome est un choix naturel. Cependant, au fur et à mesure de la croissance de l'entreprise individuelle, la question de l'incorporation finira tôt ou tard par se poser. Pourquoi et quand incorporer une entreprise ? Voici quelques cas de figure qui doivent vous faire fortement songer à créer votre compagnie.

Si vous réalisez des bénéfices substantiels

Lorsque vous déduisez de votre chiffre d'affaires votre rémunération, vos frais professionnels, vos dépenses, vos impôts et qu'il vous reste de l'argent après avoir utilisé tous les dispositifs d'optimisation fiscale, vous avez probablement tout intérêt à incorporer votre entreprise.

Ce changement de statut ne vous permettra pas vraiment de réduire votre impôt personnel. Cependant, l'entreprise incorporée vous fournira davantage de flexibilité. Durant une année faste, vous pourrez par exemple reporter des revenus pour en bénéficier durant une année moins productive, ce qui permettra de lisser votre impôt personnel.

Pour mettre votre argent à l'abri

Lorsque vous n'êtes pas incorporé, vous êtes personnellement responsable de tout ce qui a trait à votre activité. En cas de problème, la faillite personnelle est malheureusement une possibilité. Il est possible de vous mettre à l'abri en incorporant votre entreprise. Tant que vous n'êtes pas caution, vous ne pourrez être poursuivi personnellement. Votre patrimoine privé ne peut donc être affecté, dans le cas d'une incorporation la compagnie à une personnalité morale distincte de ses actionnaires.

Cette précaution est particulièrement à envisager pour les professions à risque. En effet, certains métiers sont beaucoup plus sujets aux poursuites judiciaires.
C'est notamment le cas dans le secteur de la construction.


Pour constituer du capital dans l'entreprise

L'incorporation d'une entreprise coûte certes de l'argent, à la constitution de la société, mais aussi en frais annuels. Cependant, cet investissement peut être rentabilisé lorsque vous envisagez d'amasser du capital, ce qui n'est pas possible en tant que travailleur autonome.


Pour céder votre activité

En cas de cession d'activité, le statut d'entreprise incorporée est beaucoup plus avantageux d'un point de vue fiscal. C'est d'ailleurs vrai aussi bien pour le vendeur que l'acheteur:

  • Acheteur de l'activité : en cas d'achat d'actions d'une autre société, les sociétés de gestion paient moins d'impôts 
  • Vendeur de l'entreprise : il pourra profiter d'une déduction pour gain en capital de presque 900.000 $, l'impôt étant calculé sur la somme qui dépasse ce montant


Pour étendre votre clientèle

Vous avez probablement déjà essuyé des refus après avoir déposé une offre pour une simple raison technique. À savoir que certaines sociétés ne veulent travailler qu'avec des entreprises incorporées. Si vous avez de la capacité et que vous voulez poursuivre votre croissance, l'incorporation de votre entreprise pourrait devenir indispensable.

Incorporer son entreprise, combien ça coûte?

Tout dépend de la voie que vous choisirez. Si vous décidez de faire seul la procédure, vous pourrez vous en sortir pour environ 350 $. Il faut s'adresser au Registre des entreprises du Québec.

En s'adressant à un professionnel, il faut compter un peu plus de 1.000 $. Cette somme comprend l'assistance souvent indispensable pour les dossiers plus complexes, notamment avec émission d'actions. Dans tous les cas de figure il est fortement recommandé aux travailleurs autonomes de prendre conseil auprès d'un expert avant de se lancer dans l'incorporation d'entreprise, faire appel à un professionnel est très important, en effet les changements peuvent être couteux lorsque la compagnie à été montée trop rapidement, votre comptable, avocat, fiscaliste sont les professionnels à contacter.


Quelles sont les conditions d’obtention d’un prêt hypothécaire pour un travailleur autonome.


La question est importante, en effet bien que le nombre de travailleurs autonomes soit en contante hausse (plus de 560 000 emplois autonomes en 2015) les conditions pour obtenir un prêt immobilier apparaissent souvent comme plus compliquées.
Il existe de nombreuses solutions pour obtenir un prêt hypothécaire, nos courtiers seront à même de vous guider dans les démarches et de vous obtenir une pré-qualification.

Il est important de comprendre que même si vous êtes salarié de votre compagnie, vous serez toujours considérés comme un travailleur autonome, les options sont nombreuses, voici quelques pistes.

De très nombreuses solutions existent, nous avons des solutions auxquelles seul les courtiers hypothécaires ont accès, il n’est pas nécessaire d’attendre plusieurs années pour pouvoir acheter, souvent après quelques mois d’activité cela est possible !
Cliquez ici pour les différents programmes



Archives et articles précédents sur le même sujet


Cliquez ici
pour prendre un rendez vous zoom ou nous pourrons prendre le temps d’évaluer votre situation

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Vincent Le Saux
10 minutes
Actualités économiques
23/7/2021
Se loger à Montréal est de plus en plus compliqué pour les faibles revenus

Les loyers ont tendance à réagir avec quelques mois de latence par rapport aux prix de l'immobilier. Avec les hausses des prix des maisons de Montréal et des condos que nous avons connues récemment, l'augmentation des loyers n'était qu'une question de temps. C'est ce que dénonce Daniel Duranleau, militant du mouvement ATD Quart Monde.

Les loyers ont tendance à réagir avec quelques mois de latence par rapport aux prix de l'immobilier. Avec les hausses des prix des maisons de Montréal et des condos que nous avons connues récemment, l'augmentation des loyers n'était qu'une question de temps. Cette hausse s'étant matérialisée, les ménages à faibles revenus de Montréal sont en difficulté. C'est ce que dénonce Daniel Duranleau, militant du mouvement ATD Quart Monde, dans une tribune libre publiée dans La Presse +.

Crise du logement : un fait nié par la classe politique

Selon M. Duranleau, les chiffres sont implacables : nous faisons bien face à une crise du logement à Montréal. Vu que la classe politique se refuse à voir les choses en face, il évoque des chiffres implacables. Par exemple, les augmentations de loyer entre 2020 et 2021 sont en moyenne de :

  • 8 % à Montréal
  • 12 % à Trois-Rivières et Sherbrooke
  • 22 % à Granby

Et bien entendu, l'augmentation des salaires et des prestations sociales est très loin de compenser ces augmentations vertigineuses des loyers. Les « mieux lotis », à savoir ceux qui perçoivent le salaire minimum, ont bénéficié d'une augmentation de 3 %. Pour le reste, les hausses sont faméliques :

  • + 1 % pour la pension de vieillesse
  • + 1,26 % pour l'aide sociale
  • + 2,4 % pour le salaire moyen

Et pour l'allocation logement, elle reste tout simplement calée à 80 $ par mois. Nul besoin d'être un génie des mathématiques pour comprendre que les Québécois locataires ont fortement perdu en pouvoir d'achat cette année. Et ce sont bien entendu les moins nantis qui souffrent le plus. D'autant que cette catégorie de la population est souvent celle dont l'épargne est la plus faible.

De nombreux locataires sont désormais coincés dans un logement inadapté ou insalubre

Daniel Duranleau ne connaît que trop bien cette réalité. En tant que militant d'ATD Quart Monde, il voit ainsi au quotidien des personnes à faible revenu dans l'incapacité de quitter leur logement insalubre en raison des prix. Selon lui, le droit fondamental au logement de ces personnes est bafoué. De plus, il craint que la situation s'empire dans les mois à venir.

C'est pourquoi il exhorte les pouvoirs publics à prendre le taureau par les cornes afin de garantir un logement décent à des prix acceptables pour tous les Montréalaises et Montréalais.


Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Vincent Le Saux
4 minutes
Actualités économiques
12/7/2021
Explosion des prix de l'immobilier au Canada : les solutions de 2 économistes

Chacun perçoit la hausse explosive des prix de l'immobilier au Canada de son point de vue. Pour ceux qui veulent vendre ou sont déjà propriétaires, c'est évidemment une aubaine. Pour les candidats acheteurs, par contre, c'est un cauchemar. Voici les suggestions de Miguel Ouellette et Olivier Rancourt pour stopper cette flambée des prix des maisons (source).

Chacun perçoit la hausse explosive des prix de l'immobilier au Canada de son point de vue. Pour ceux qui veulent vendre ou sont déjà propriétaires, c'est évidemment une aubaine. Pour les candidats acheteurs, par contre, c'est un cauchemar. Et si les marchés locaux connaissent des hausses variables, elles restent conséquentes où que l'on vive. Selon Miguel Ouellette et Olivier Rancourt, économistes de l'Institut économique de Montréal, il ne s'agit pas néanmoins d'une fatalité. Voici leurs suggestions pour stopper cette flambée des prix des maisons (source).

Comment expliquer les prix de l'immobilier que nous connaissons ?

Avant d'aborder leurs solutions, les économistes tentent de comprendre l'origine de la hausse. Selon eux, les politiques des différents niveaux de pouvoir, qui ont contribué à faire baisser l'offre et augmenter la demande, sont les principaux facteurs qui ont mené à la situation actuelle.

Miguel Ouellette et Olivier Rancourt reprochent aux gouvernements municipaux une politique trop restrictive en termes d'autorisation de construction. Ces politiques se combinent avec celles du gouvernement fédéral, qui lui encourage les achats, d'où l'explosion des prix. Pour corriger le tir, il faut donc doper l'offre en logements et freiner la demande.

Comment augmenter l'offre en logements au Canada ?

Pour les économistes, il existe une solution facile pour augmenter l'offre en logements : la révision des règles de zonage. Celles-ci, trop contraignantes, limitent fortement la construction, ou son ampleur. Par exemple, à Montréal il est interdit de bâtir un immeuble de condos plus élevé que le Mont-Royal. Dans certains quartiers, la construction de multiplex est interdite en raison d'un voisinage fait de maisons unifamiliales. Cette politique de la faible densification est en partie responsable de cette pénurie de l'offre en logements, selon les 2 auteurs.

Parmi les autres dérégulations, ils suggèrent la révision d'un dispositif tel que le 20-20-20 de l'administration Plante. Pour rappel, cette règle prévoit que toute nouvelle construction possède au moins 20 % de logements sociaux, abordables et familiaux. Si on peut comprendre l'objectif poursuivi, il y a néanmoins des effets pervers. À savoir, ces restrictions plombent la rentabilité des constructions résidentielles. Au final, cela réduit l'offre, si bien que c'est l'ensemble de la population qui doit supporter des coûts de logement plus élevés en raison de la pénurie.

Comment freiner la demande immobilière ?

Outre l'offre, il faut s'attaquer à la demande. Le gouvernement fédéral propose depuis 2019 des plans d'aide pour les familles qui souhaitent acquérir leur première maison. Comme pour le 20-20-20, cette mesure a aussi son revers de la médaille. Ces coups de pouce augmentent le pouvoir d'achat des candidats acquéreurs, ce qui engendre des pressions haussières.

Les mesures de soutien adoptées en réponse à la pandémie contribuent également à cette surenchère immobilière. La baisse des taux est un autre facteur qui a augmenté le budget des acheteurs, et donc fait grimper les prix en raison de cette pénurie de l'offre.

Selon les 2 économistes, il est beaucoup plus compliqué de trouver des solutions à ce problème. Relever le taux directeur engendrerait d'autres soucis, par exemple. Cependant, ils estiment que le gouvernement devrait revoir les dispositifs en place afin de prendre en compte la surchauffe immobilière. Car s'ils avaient pour objectifs de protéger les jeunes et les classes moyennes, c'est justement cette catégorie de la population qui est victime de l'explosion des prix du logement. Et contrairement à la pandémie, ces niveaux de prix pourraient très bien subsister.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Vincent Le Saux
7 minutes
Actualités économiques
9/7/2021
Il n'y a jamais eu autant d'épargne au Canada

Si la crise du coronavirus a fait chuter l'économie, elle a eu des conséquences plutôt inattendues. Notamment la hausse importante de l'immobilier, malgré des revenus en berne. Mais aussi une augmentation importante de l'épargne des ménages du Canada. Quelles seront les conséquences de cette manne d'argent constituée ? Voici les scénarios possibles.

Si la crise du coronavirus a fait chuter l'économie, elle a eu des conséquences plutôt inattendues. Notamment la hausse importante de l'immobilier, malgré des revenus en berne. Mais aussi une augmentation importante de l'épargne des ménages du Canada. Comment en est-on arrivé là ? Quelles seront les conséquences de cette manne d'argent constituée malgré la crise ? Voici les scénarios possibles.

Une épargne "forcée"

Lorsque les confinements ont été mis en place, ils ont eu pour conséquence de réduire les dépenses. Si le PIB canadien a chuté, ce n'était pas forcément en raison de la disparition du pouvoir d'achat. Et en l'absence de la simple possibilité physique de consommer, les ménages n'ont pas eu d'autre option que d'épargner. Les statistiques de la Banque du Canada nous permettent de connaître avec précision l'impact qu'a eu la pandémie sur l'épargne. En 2020, les ménages ont accumulé 180 milliards d'économies.

Pour vous faire une idée, ce montant égale toute l'épargne accumulée par les ménages canadiens entre 2012 et 2017. Cette somme monstrueuse correspond à un taux d'épargne annuel de 15,1 %. Résultat des courses, jamais les ménages canadiens n'ont été assis sur autant d'argent.

Économies sur les postes de dépense représentatifs des secteurs dévastés

La restauration, les services personnels, le secteur de l'habillement, les sorties et les voyages. Ces secteurs ont été dévastés par les mesures prises pour combattre le coronavirus. Le budget alloué à ces postes de dépense a donc été directement alimenter l'épargne. Pour les Canadiens les plus touchés, cette baisse des dépenses a permis de contrer les conséquences économiques de la pandémie. Les mesures de soutien exceptionnelles des pouvoirs publics ont quant à elles permis de soutenir les revenus disponibles. Non seulement ils n'ont pas baissé en moyenne, mais ils ont augmenté de 1.800 $ par ménage selon les chiffres de la banque du Canada.

Que va-t-il advenir de cette épargne excédentaire ?

Désormais, les économistes se grattent la tête pour déterminer le sort qui attend cette épargne excédentaire :

  • Les Canadiens vont-ils vouloir rattraper le temps perdu en multipliant les voyages, les bons repas au restaurant ou encore la consommation de services personnels ?
  • Vont-ils en profiter pour se désendetter ?
  • Vont-ils garder ce bas de laine pour se protéger en cas de nouveau coup dur ?

La première option est la plus favorable pour l'économie du pays, car elle permettrait de relancer la machine. Même si, pour certains analystes, cette surabondance de demande pour une offre qui a baissé pourrait créer de nouvelles pressions inflationnistes.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Vincent Le Saux
5 minutes
1/7/2021
Maison sans garantie légale : un achat de plus en plus courant

Auparavant, les acheteurs qui acceptaient d'acquérir une maison unifamiliale sans protection légale étaient minoritaires. Mais en raison de la concurrence féroce qui règne sur le marché immobilier québécois, c'est de plus en plus fréquent.

Maison sans garantie légale : un achat de plus en plus courant

Auparavant, les acheteurs qui acceptaient d'acquérir une maison unifamiliale sans protection légale étaient minoritaires.
Mais en raison de la concurrence féroce qui règne sur le marché immobilier québécois, c'est de plus en plus fréquent.
L'information été dévoilée par la société d'analyse JLR dans le courant du mois de juin. Et selon elle, la tendance ne risque pas de s'inverser.

33 % de maisons vendues sans protection légale en 2021

Entre janvier et mai 2021, le nombre de maisons unifamiliale vendues sans protection légale a doublé. Alors qu'en 2015 la proportion de transactions de ce type était de 17 %, elle est passée à 33 % durant les 5 premiers mois de l'année.
Traditionnellement, la vente sans protection légale concerne les reprises de finance ou les successions.
Désormais, elle s'applique à des ventes de maisons normales.

Qu'est-ce que la garantie légale ?

La garantie légale permet de protéger l'acheteur contre les vices cachés. Donc de se prémunir en cas de soucis importants. Sans cette protection, on parle de vente aux risques et périls de l'acheteur. Un terme qui n'est pas utile d'expliquer davantage… En cas d'achat de ce type, il est fortement conseillé de commander un rapport d'inspection.

Pourquoi de plus en plus de maisons se vendent sans protection légale ?

La raison est simple : les vendeurs profitent de la pénurie. La concurrence entre acheteurs est telle que les propriétaires peuvent imposer leurs conditions. Si la pratique a explosé en 2021, elle est toutefois concentrée sur les maisons de plus de 100 ans. Comme le mentionne JLR, 59 % des maisons de plus d'un siècle vendues cette année l'ont été sans protection légale. Plus la maison est récente, moins il y a de chances pour que le vendeur exige une vente aux risques et périls de l'acheteur.

Un changement de loi en vue ?

Selon JLR, cette pratique va désormais s'installer dans la durée. En effet, tout porte à croire que les personnes qui achètent un bien sans garantie le vendront de la même façon. De plus, tant que les déséquilibres persisteront sur le marché immobilier canadien, les vendeurs seront en position de force pour faire valoir leurs exigences. À moins que le gouvernement vienne de s'en mêler…

En effet, des voix s'élèvent dans le monde politique pour demander une réforme de la garantie légale. Le député Andrés Fonticella fait partie de ceux qui souhaitent interdire le renoncement à la garantie légale. Il propose également la publicité des offres d'achat afin d'enrayer la surenchère immobilière.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Vincent Le Saux
5 minutes
Actualités économiques
22/6/2021
Les Canadiens plus riches et moins endettés, mais de façon inégale

D'après les derniers chiffres de Statistique Canada, le ratio du service de la dette et d'endettement des ménages est en baisse. C'est notamment dû à la forte appréciation récente des actifs, comme l'immobilier et les actions. Mais aussi aux taux d'intérêt bas, à la propension à l'épargne en raison des confinements et aux coups de pouce financiers de l'État.

D'après les derniers chiffres de Statistique Canada, le ratio du service de la dette et d'endettement des ménages est en baisse. C'est notamment dû à la forte appréciation récente des actifs, comme l'immobilier et les actions. Mais aussi aux taux d'intérêt bas, à la propension à l'épargne en raison des confinements et autres limitations et aux coups de pouce financiers de l'État.

L'endettement des Canadiens baisse

Au premier trimestre, le ratio d'endettement des ménages canadiens est passé de 174 % au T4 2020 à 172,3 % au premier trimestre de 2021. En ce qui concerne le ratio du service de la dette des ménages, il a baissé de 13,55 à 13,45 %. Le premier indicateur quantifie la dette de chaque ménage par rapport à ses revenus annuels après impôts. Le second compare les paiements et obligatoires des dettes contractées par rapport au revenu disponible.

Les Canadiens sont plus riches de 2,4 billions de dollars

Cette embellie des finances des ménages canadiens s'explique par plusieurs facteurs. Il y a tout d'abord la bourse et le marché immobilier, qui sont en pleine forme. La pandémie a bouleversé les habitudes de consommation, si bien que certains postes de dépenses comme les voyages, le divertissement et les sorties au restaurant ont fondu comme neige au soleil pour doper l'épargne des ménages. Il y a aussi la baisse des taux, qui a fait gagner en revenu disponible. Enfin, les différentes aides offertes par les autorités ont également contribué à ce redressement.

Une économie à 2 vitesses

Cependant, ce nouvel afflux de richesse est distribué de façon inéquitable. Ce sont surtout les ménages aisés qui profitent du contexte actuel. À savoir ceux qui sont déjà propriétaires et/ou qui jouissent de revenus élevés. Pour les locataires à faible revenu, il y a une amélioration perceptible, mais minime.

Cette différence a même été quantifiée par Statistique Canada. Les propriétaires canadiens ont accaparé 730 milliards de dollars de cette hausse de la richesse. Les locataires ont dû se contenter de 43 milliards. En ce qui concerne l'avoir net, le premier groupe a augmenté son patrimoine de plus de 70.000 $. Les locataires ont dû se contenter d'une hausse de plus ou moins 8.000 $.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Vincent Le Saux
4 minutes
Actualités économiques
21/6/2021
Changement des règles hypothécaires pour les prêts conventionnels, quels impacts ?

Le marché immobilier est en ébullition. Dans ce contexte, ce resserrement aura-t-il pour effet de ralentir le marché ? La hausse du taux de qualification va impacter tout le monde, et réduire la capacité d’emprunt pour toutes les demandes.

Le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) a annoncé un changement des règles hypothécaires. La semaine dernière, il a fait savoir qu’au 1er juin le taux de qualification passerait de 4,79 % à 5,25 % pour tous les prêts hypothécaires.‍

Le marché immobilier est en ébullition. Dans ce contexte, ce resserrement aura-t-il pour effet de ralentir le marché ? La hausse du taux de qualification va impacter tout le monde, et réduire la capacité d’emprunt pour toutes les demandes.

Changement des règles hypothécaires: à quoi sert le taux de qualification ?

Le taux de qualification ne détermine pas le taux d’intérêt. Cet éléments des règles hypothécaires consistent en une marge de sécurité dans le cas ou les taux augmenteraient.

Cette mesure existe depuis 5 ans, le principe est simple. Lorsqu’on vous accorde un prêt hypothécaire, on simule un taux (le taux de qualification) comme si le taux d’intérêt était plus élevé que celui qu’on vous accorde. Ainsi on s’assure que vous serez toujours capable de rembourser le prêt si les taux se mettaient à monter.

La modification qui entre en vigueur le 1er Juin prochain touche toutes les hypothèques non assurées aussi appelées conventionnelles, le taux de qualification passe de 4,79 % à 5,25%. Ce qui réduit la capacité d’emprunt.

Qui est concerné ?

Les personnes qui envisagent un refinancement hypothécaire, un achat de propriété, quelle que soit la mise de fonds (assuré ou non).

Impact de changement des règles hypothécaires

L’impact du changement de du taux de qualification réduit la capacité d’emprunt de 4,4 % environ.

Les  propriétaires qui souhaitent un refinancement dans le but d’accéder à une marge de crédit hypothécaire ne sont pas impacté. En effet, le taux de qualification est déjà supérieur au 5,25 %.

Nous pensons que resserrement annoncé par le BSIF ne stoppera pas la surenchère sur les maisons à vendre, mais il pourrait réduire les ardeurs des personnes ayant des projets de rénovation, déjà refroidies par des hausses du prix des matériaux.  

Nos courtiers sont à votre disposition pour vous aider à évaluer votre capacité d’emprunt, ou pour toute demande de refinancement.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Vincent Le Saux
5 minutes
Actualités économiques
31/5/2021
Inflation : prophétie auto-réalisatrice, craintes infondées ou danger imminent ?

Si on avait craint son éventuel retour après la crise de 2008 et les QE (Quantitative Easing - Assouplissement Quantitatif) généreux déployés à l'époque par les banques centrales pour relancer la machine économique, jamais ce débat n'a fait autant rage. L'accélération de la hausse de l'inflation pourrait se matérialiser par le fait de la craindre sans cesse.

Si on avait craint son éventuel retour après la crise de 2008 et les QE (Quantitative Easing - Assouplissement Quantitatif) généreux déployés à l'époque par les banques centrales pour relancer la machine économique, jamais ce débat n'a fait autant rage. Si l'inflation est avant tout un phénomène monétaire, comme le disait Milton Friedman, la psychologie joue également un grand rôle. C'est pourquoi l'accélération de la hausse de l'inflation pourrait se matérialiser simplement par le fait de la craindre sans cesse.

Pourquoi certains refusent de considérer le risque inflationniste ?

La hausse des prix est avant tout un phénomène monétaire. Quand il y a davantage de monnaie en circulation pour acheter des biens dont l'offre est limitée, les prix ne peuvent que grimper. En 2008, on avait craint l'émergence d'une inflation supérieure aux 2 % souhaités par les banques centrales en raison de leurs assouplissements quantitatifs. Au final, ces craintes furent non fondées. À vrai dire il y eut bien inflation, mais des prix des actifs financiers et de l'immobilier. Après le petit pic post récession des prix à la consommation, l'inflation s'est normalisée au point même d'être inférieure à l'objectif des banques centrales. La déflation, le paradigme dans lequel nous vivons depuis le début des années 80, a vite repris ses droits.

Aujourd'hui pourrait être différent

Aujourd'hui, certains analystes évoquent cet épisode pour balayer du revers de la main le risque inflationniste. La crise du Covid est pourtant fondamentalement différente de celle de 2008. Elle a donc engendré une réponse elle aussi différente. Après l'effondrement de Lehman Brothers, les interventions furent strictement monétaires (achats d'actifs et baisse des taux). Depuis un peu plus d'un an, non seulement les banques centrales sont intervenues de façon massive sur les marchés mais les gouvernements ont également pris des mesures sans précédent, susceptibles d'aller jusqu'à la distribution « gratuite » d'argent. Tout ceci a lieu sur fond de perturbation des chaînes logistiques et du marché du travail qui engendrent des soucis de production. 

Il faut également prendre en compte d'autres tendances de fond. Les tensions commerciales qui se développent depuis plusieurs années entre les grandes puissances économiques débouchent sur une forme de protectionnisme. La Chine est en train de recentrer son économie sur son marché intérieur. La mondialisation fut durant ces dernières décennies un grand moteur de la déflation. Une marche arrière dans ce domaine devrait donc générer de l'inflation supplémentaire. 

Cela dit, tout ne pointe pas vers l'inflation. L'automatisation, l'intelligence artificielle et autres progrès technologiques sont quant à eux déflationnistes. La transition écologique pourrait quant à elle avoir des effets inflationnistes en raison de la demande fortement accrue pour certains métaux. On peut comparer cela à la tectonique des plaques : des forces immenses s'opposent. Jusqu'ici elles se neutralisent mais rien ne dit qu'il en ira de même demain.

L'inflation pointe le bout de son nez

Pour le mois d'avril, l'inflation s'est élevée à 3,4 % au Canada. Aux États-Unis, où le gouvernement s'est montré particulièrement vigoureux, elle fut de 4,2 %. La hausse des prix est donc bien réelle, ces chiffres n'ont pas fait rire les marchés. C'est pourtant une demi-surprise, il suffit de voir les cours des matières premières, comme le cuivre, le bois ou les céréales, pour constater que les prix augmentent ou de surveiller son budget. 

Pour les banques centrales et ceux qui partagent leurs analyses, cette inflation est temporaire. L'offre et la demande vont se rééquilibrer et tout va reprendre son cours. C'est pourquoi elles indiquent qu'elles ne changeront pas leurs politiques. Les banques centrales sont clairement plus inquiètes de voir la relance dérailler que l'inflation accélérer.

Du côté des marchés, on est très loin de paniquer, malgré les avertissements des chefs d'entreprise qui évoquent la hausse importante de leurs coûts et le besoin de les répercuter désormais sur les consommateurs. Et c'est là que réside le danger. Car une fois que l'inflation est perçue comme un risque par la majorité, elle peut devenir une prophétie auto-réalisatrice. Si tout le monde s'attend à des prix plus haut, la consommation s'accélère afin d'éviter de payer plus cher demain. On accumule des denrées non périssables, ce qui ne fait qu'empirer les choses, on entre dans un cercle vicieux.

Allons nous revivre les années 70 ?

Aujourd'hui, bien malin est celui qui parviendra à prédire les évolutions de l'inflation pour les 10 années à venir. La Banque du Canada a déjà appuyé légèrement sur la pédale de frein en réduisant ses achats obligataires. Elle prévoit désormais de remonter son taux directeur vers le milieu de l'année prochaine. Bien entendu, si la situation devait dégénérer, les banques centrales ont une arme redoutable pour enrayer l'inflation, à savoir les taux d’intérêts.
Durant les années 70, Paul Volcker les avait portés jusqu'à 20 %. Cependant, une augmentation importante est susceptible de générer un krach boursier, de rendre le service de la dette à la limite du supportable pour de nombreux États et entreprises.
Les banques centrales d'aujourd'hui ont bien moins de marges de manœuvre que celles d'il y a 50 ans.

 

 

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Vincent Le Saux
12 minutes
Actualités économiques
28/5/2021
Marché immobilier et endettement des ménages, sources d'inquiétudes pour la Banque du Canada

En tant que pilote de l'économie canadienne, la Banque du Canada a pour mission de favoriser la prospérité économique et financière du pays. Elle estime que l'endettement des ménages et l'effervescence qui règne sur le marché immobilier sont les 2 menaces les plus importantes qui pèsent sur cette stabilité.

En tant que pilote de l'économie canadienne, la Banque du Canada a pour mission de favoriser la prospérité économique et financière du pays. À ce titre, elle est responsable de la stabilité financière. En ce moment, elle estime que l'endettement des ménages et l'effervescence qui règne sur le marché immobilier sont les 2 menaces les plus importantes qui pèsent sur cette stabilité.

Endettement grandissant et marché immobilier qui surchauffe : des problèmes amplifiés par le Covid

A l'occasion de sa dernière revue des risques financiers, la Banque du Canada explique que ces soucis d'endettement des ménages et de surchauffe du marché immobilier canadien ne sont pas récents. Cependant, ils se sont dégradés depuis la crise du coronavirus. Contrairement aux attentes, la hausse des prix des maisons s'est accélérée depuis la pandémie. Ce qui a creusé l'endettement hypothécaire des ménages, bien que l'endettement général soit sous contrôle en raison de prêts personnels qui baissent.

Selon les dernières statistiques disponibles (T4 2020), le taux d'endettement des ménages est de 175 %. À titre d'exemple, ce taux d'endettement était encore de 170,7 % au 3e trimestre 2020, ou encore de 162,8 % au second. Cependant, nous avons déjà connu pire. Au T4 2019, ce ratio d'endettement s'élevait à 181 %. Pour rappel, le ratio d'endettement des ménages compare les montants dus avec les revenus. Autrement dit, un ratio de 175 % signifie que les ménages doivent 1,75 dollar par dollar de revenu.

Responsabilité du marché immobilier

L'accélération de la hausse des prix de l'immobilier est responsable de l'augmentation de ce ratio. Si ce marché a permis de maintenir l'économie canadienne à flot, il fait désormais peser des risques sur la stabilité économique du pays. Outre l'endettement, la BdC pointe également du doigt la baisse de la qualité des hypothèques accordées depuis un peu plus d'un an.

En cas de « réplique » de la crise avec toutes les conséquences que l'on peut imaginer en termes de chômage, de baisse des salaires et/ou des prix de l'immobilier, la charge des prêts hypothécaires pourrait pousser les consommateurs à faire des coupes sombres dans leur budget. Ce serait susceptible de faire basculer l'économie dans une récession susbtantielle, ainsi que de faire chanceler le système financier canadien.

Des inquiétudes exprimées publiquement pour prévenir le problème ?

Bien entendu, ce n'est pas parce que la Banque du Canada s'inquiète que le problème va automatiquement se manifester. Certains analystes estiment qu'en lançant ces avertissements, la Banque du Canada fait en sorte d'assagir tous les acteurs du marché. Comme nous l'avons vu précédemment, on a déjà connu un ratio d'endettement des ménages plus élevé. Il reste donc à espérer que le marché va devenir plus raisonnable et que la reprise économique va se poursuivre. Ce qui permettrait à la trajectoire du ratio de repartir à la baisse.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Vincent Le Saux
6 minutes
Actualités économiques
28/5/2021
La hausse des frais de condo arrive au Québec

L'augmentation des frais de condo était attendue par les experts du secteur depuis 2 ans. En effet, de nombreuses réglementations adoptées durant ces dernières années par le Québec vont générer des frais supplémentaires. Les propriétaires de condo sont en train de les découvrir alors que les assemblées annuelles se succèdent.

L'augmentation des frais de condo était attendue par les experts du secteur depuis 2 ans. En effet, de nombreuses réglementations adoptées durant ces dernières années par le Québec vont générer des frais supplémentaires. Les propriétaires de condo sont en train de les découvrir alors que les assemblées annuelles se succèdent.

L'augmentation des frais de condos devrait se poursuivre

Malheureusement, tous les effets des réformes du droit québécois de la copropriété ne sont pas encore répercutés sur les frais de condos.
Cela risque donc d'empirer, notamment du côté des bâtiments anciens. Et ce en raison de mesures adoptées récemment, notamment l'obligation de créer un fonds d'auto-assurance avant avril 2022. Mais aussi à cause de réglementations qui devraient être votées d'ici peu.

Il y a notamment les velléités du ministère des Affaires municipales et de l'habitation d'introduire l'obligation de conduire une étude de fonds de prévoyance. Les copropriétaires seront tenus de se conformer à ses recommandations, ainsi que de tenir un carnet d'entretien. Ce qui devrait déboucher sur une augmentation des charges de copropriété de 150 à 300 $ par mois. Cela affectera de nombreux ménages québécois. En effet, 10 % d'entre eux résident en condo, selon l'APCHQ. Et ce pourcentage grimpe même à 20 % à Montréal.

Les gestionnaires de syndicats de copropriété anticipent

Du côté des gestionnaires de syndicats de copropriétés, on s'active afin de préparer le terrain. Notamment en relevant déjà les frais afin de s'adapter à la future réalité qui approche à grands pas. Ce sont surtout les copropriétés les plus anciennes qui vont souffrir. De nombreux travaux de mise à niveau seront nécessaires. Le timing de la réforme est d'autant plus malvenu en raison de l'explosion récente des prix des matières premières.

Les propriétaires de condo vont donc payer 2 fois l'immobilisme en la matière des 2 dernières décennies. Une fois pour le manque de vision à long terme (le gouvernement souhaite effacer les erreurs des 20 dernières années en un délai 6 fois plus court), une seconde fois en raison de l'inflation des prix que l'on connaît en ce moment.

Les scénarios catastrophes

C'est pourquoi la réforme est vertement critiquée par des acteurs du secteur. Dans certaines copropriétés, on se dirige vers un scénario catastrophe. Un article de Radio-Canada a ainsi rapporté le cas d'une copropriété de Laval d'un peu moins de 100 logements construite à la fin des années 80. Elle va devoir supporter des travaux de mise aux normes importants. Ainsi que la charge de l'augmentation des cotisations aux fonds d'auto-assurance et de prévoyance. Coût de la facture pour les propriétaires : environ 300 $ par mois. La présidente du syndicat redoute le jour où elle devra informer les propriétaires.

Un marché du condo bouleversé au Québec ?

Selon SolutionCondo, les administrateurs et les propriétaires les mieux informés ont déjà réagi en se séparant de leur propriété. L'explosion des frais de condos au Québec pourrait avoir une répercussion sur la valeur de ces propriétés lorsque les conséquences de ces changements seront visibles à toutes et tous. En effet, les candidats acheteurs devront intégrer ces charges supplémentaires à leur budget. Du côté des propriétaires, des ventes forcées sont à anticiper du côté de ceux qui sont dans la capacité financière de supporter ces nouvelles cotisations mensuelles. Reste à voir quel sera l'impact concret sur les prix dans les mois et les années à venir.

Nos courtiers sont à votre disposition pour toute question, n'hésitez pas à nous contacter.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Vincent Le Saux
8 minutes
Actualités économiques
20/5/2021
Les dernières nouvelles du marché hypothécaire résidentiel québécois

Depuis le début de l’année, une grande partie du discours économique a été centrée sur les taux d’intérêt. Les principales questions ont été les suivantes : quand les taux commenceront-ils à augmenter et de combien? Economistes et analystes surveillent un facteur clé qui oriente la politique de taux d’intérêt : l’inflation.

Depuis le début de l’année, une grande partie du discours économique a été centrée sur les taux d’intérêt. Les principales questions ont été les suivantes : quand les taux commenceront-ils à augmenter et de combien? Pour tenter de répondre à ces questions, économistes et analystes surveillent un facteur clé qui oriente la politique de taux d’intérêt : l’inflation.

Quel sera l'impact de l'inflation sur les taux d'intérêts

L’inflation n’est pas un problème en Amérique du Nord depuis près de 40 ans. Cela s’explique en grande partie par le fait qu’après le dernier épisode inflationniste majeur, soit de la fin des années 1970 au milieu des années 1980, les banques centrales du Canada et des États-Unis ont été mandatées pour le maîtriser.
À l’époque, le taux de la Banque du Canada dépassait 21 % et les taux hypothécaires étaient plus près des taux d’intérêt des cartes de crédit.

Les taux d’intérêt sont l’outil traditionnellement utilisé pour contrôler l’inflation. Lorsque l’inflation est jugée trop faible et que l’économie cesse de croître, les taux sont réduits pour stimuler la demande et les dépenses.
Lorsque l’inflation est trop élevée, les taux sont majorés afin de ralentir le rythme d’expansion de l’économie.

Au cours du dernier mois environ, l’inflation a augmenté au Canada et aux États-Unis.
En mars, l’indice des prix à la consommation du Canada a atteint 2,2 % sur une base annualisée. C’est en hausse par rapport à 1,1 % en février. Aux États-Unis, l’IPC (Indice du Prix de la Consommation) d’avril s’est établi à 4,2 %.


Cela a suffi à ébranler les marchés boursiers américains, qui ont enregistré de fortes baisses, du moins pendant un jour ou deux.

Est-ce un phénomène transitoire ?


Mais un mois ne fait pas une tendance, et il existe des circonstances atténuantes.

Dans les deux pays, les augmentations sont comparées aux baisses provoquées par la pandémie il y a un an. Les rapports correspondants sur l’emploi des deux côtés de la frontière étaient faibles. (Un fort taux d’emploi a tendance à stimuler l’inflation, car plus de gens ont plus d’argent à dépenser.)

De plus, la Banque du Canada et la Réserve fédérale américaine s’attendent toutes deux à des poussées d’inflation à mesure que les restrictions imposées par la COVID-19 seront assouplies. Toutes deux ont déclaré qu’elles ne répondraient pas à ces augmentations temporaires.

Les banques centrales s’attendent à une inflation de base soutenue, de l’ordre d’environ 2,0 %. L’indice des prix à la consommation couvre un éventail plus large de produits, y compris des produits volatiles comme les denrées alimentaires et les carburants.

Ces produits ne sont pas pris en compte dans les calculs de la banque centrale. Les prix des maisons ne font pas non plus partie des calculs, car les maisons sont considérées comme des actifs et non comme des biens de consommation.



Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Vincent Le Saux
6 minutes
Achat d'une maison
17/5/2021
Projet immobilier, les Québécois(es) sont partagés, se décider ou attendre ?

Les développements du marché immobilier québécois ont surpris les analystes depuis la pandémie. Alors qu'on avait anticipé dans un premier temps la déprime, c'est tout le contraire qui s'est produit. Mais que faire face à cet envol des prix des maisons ?

Les développements du marché immobilier québécois ont surpris les analystes depuis la pandémie. Alors qu'on avait anticipé dans un premier temps la déprime, c'est tout le contraire qui s'est produit, les faits ayant donné tort aux prévisions. Mais que faire face à cet envol des prix des maisons ? Faut-il accélérer son projet immobilier, de peur de payer encore plus cher plus tard ? Ou faut-il temporiser, en se fiant à l'adage « tout ce qui monte descend » ? Les Québécois sont partagés à ce propos.

La balance penche pour la temporisation, mais c'est serré

Selon le sondage de la firme Ad Hoc, réalisé à la mi-mars 2021 à la demande de DuProprio, 20 % des sondés ont décidé d'accélérer leurs envies d'achat immobilier, tandis qu'ils étaient 28 % à se mettre au contraire en mode d'attente.

Dans le premier groupe, 40 % des personnes interrogées ont affirmé avoir exécuté leur projet immobilier plus tôt que prévu en raison de l'attractivité des taux hypothécaires. 34 % d'entre eux ont anticipé en raison de la hausse vertigineuse des prix des maisons.
Pour le tiers restant, c'est l'envie de neuf qui les a poussés à accélérer les choses.

Pour ceux qui ont mis leur projet en attente, ce sont surtout les prix actuels qui les font renoncer temporairement. Ils sont 73 % à affirmer que l'immobilier est actuellement trop cher. La concurrence féroce, qui fait que les maisons sont vendues rapidement, est également citée par 49 % des sondés. Ils sont enfin 23 % à avoir repoussé en raison des désagréments occasionnés par la pandémie.

L'attrait de la campagne confirmé

Ce sondage a aussi confirmé l'attrait important de la campagne. Des personnes interrogées, 77 % ont déclaré chercher une propriété en province ou en banlieue. Ils n'étaient que 28 % à considérer un achat immobilier en ville. L'appel du grand air et l'envie de s'éloigner du brouhaha urbain furent cités par environ 50 % des sondés en tant que raison pour fuir les lumières des villes. À 45 %, les prix plus abordables sont également un grand motif de désertion des villes. L'envie de troquer un appartement ou un condo contre une maison a également été exprimée par 57 % des personnes interrogées.

A lire sur le même sujet :

Dernières nouvelles du marché immobilier (20.05.2021)

Prix de l'immobilier en 2021, des hausses à prévoir (06.05.2021)

Immobilier, pas de répit avant 2023 selon la SCHL (14.05.2021)

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Vincent Le Saux
5 minutes
Actualités économiques
17/5/2021
Changement des règles Hypothécaires pour les prêts conventionnels, quels impacts ?

Le marché immobilier est en ébullition. Dans ce contexte, ce resserrement aura-t-il pour effet de ralentir le marché ? La hausse du taux de qualification va impacter tout le monde, et réduire la capacité d’emprunt pour toutes les demandes.

Le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) a annoncé la semaine dernière qu’au 1er juin, le taux de qualification passerait de 4,79 % à 5,25 % pour tous les prêts hypothécaires.


Le marché immobilier est en ébullition, dans ce contexte, ce resserrement aura il pour effet de ralentir le marché ? La hausse du taux de qualification, va impacter tout le monde, et réduire la capacité d’emprunt pour toutes les demandes.

Le taux de qualification ne détermine pas le taux d’intérêt, c’est une marge de sécurité dans le cas ou les taux augmenteraient.



Cette mesure existe depuis 5 ans, le principe est simple.
Lorsqu’on vous accorde un prêt hypothécaire, on simule un taux (le taux de qualification) comme si le taux d’intérêt était plus élevé que celui qu’on vous accorde. 

Ainsi on s’assure que vous serez toujours capable de rembourser le prêt si les taux se mettaient à monter. 

La modification qui entre en vigueur le 1er Juin prochain touche toutes les hypothèques non assurées aussi appelées conventionnelles, le taux de qualification passe de 4,79 % à 5,25%

Ce qui réduit la capacité d’emprunt.


Qui est concerné ? 


Les personnes qui envisagent un refinancement hypothécaire, un achat de propriété quelle que soit la mise de fonds (assuré ou non)

L’impact du changement de du taux de qualification réduit la capacité d’emprunt de 4,4% environ.

Les  propriétaires qui souhaitent un refinancement dans le but d’accéder à une marge de crédit hypothécaire ne sont pas impacté, en effet le taux de qualification est déjà supérieur au 5.25%

Nous pensons que resserrement annoncé par le BSIF ne stoppera pas la surenchère sur les maisons à vendre, mais il pourrait réduire les ardeurs des personnes ayant des projets de rénovation, déjà refroidies par des hausses du prix des matériaux.  

Nos courtiers sont à votre disposition pour vous aider à évaluer votre capacité d’emprunt, ou pour toute demande de refinancement.

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Suspendisse varius enim in eros elementum tristique. Duis cursus, mi quis viverra ornare, eros dolor interdum nulla, ut commodo diam libero vitae erat. Aenean faucibus nibh et justo cursus id rutrum lorem imperdiet. Nunc ut sem vitae risus tristique posuere.

Vincent Le Saux
4 minutes
désolé pas de résultat
Thank you! Your submission has been received!
Oops! Something went wrong while submitting the form.

C’est gratuit et nos salariés ne sont pas sous pression, ils ne sont pas payés à la commission

vérifier ca avec nous
continuer sur le site
combien ca coute